‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 39 sur 672 · L. Mc. vu, 33; supr. pp · texte numérisé non relu

L. Mc. vu, 33; supr. pp

2. Le pluriel de Marc pourrait être entendu en ce sens; mais il s'explique par rapport aux personnes qui gardent l'enfant pendant que le père parle à Jésus. Dans Mr. 17, Mc. 19, Ss. lit : « Apporte-moi ici ton fils » (cf. La. 41).

terre dans ses TU RES Jésus interroge le père sur LÉ il y a longtemps que de pareilles crises ont lieu ; le démon < garçon depuis les années de sa première Eaees et bien 12 il l’a jeté dans le feu et dans l’eau, suivant l'occas c'est-àque, les attaques survenant inopinément, l' épileptique est tombé peu partout, tantôt dans le feu, à la maison, tantôt dans l'eau, dé L dehors. On a vu cette notice anticipée par Matthieu. Pour amener. la leçon de la foi, et comme s'il voulait expliquer l'insuccès des dis= | ciples, Marc fait dire au père : « Si tu y peux quelque chose, viens=

nous en aide, par pitié pour nous ! ». Cet appel à la pitié a pu er ajouté par Marc, et transposé par les deux autres évangélistes au

début de la scène ; ou bien il vient de source, en la place que lui assignent Matthieu et Luc, et Marc l'aura mis à la fin de la prière

qui provoque la leçon de la foi. La dernière hypothèse n’est pas la. moins vraisemblable. Quoi qu’il en soit, l'homme est censé douter du pouvoir de Jésus : puisque les disciples, qui agissaient au nom.

de leur Maitre ont été impuissants, le Maître lui-même pourrait "M l'être aussi devant ce cas. Le Sauveur le reprend vivement : « Sit4u £E, peur...! Tout est possible à qui croit ? » ; en d’autres termes : Ce 38 n'est pas le manque de pouvoir chez celui à qui l’homme s'adresse de maintenant, qui fait obstacle à la guérison demandée, c'est le EE manque de foi chez celui qui demande cette guérison. Le père À comprend et s'humilie ? : il croit, il veut croire, et si cette forest A insuffisante, au jugement de Jésus, que Jésus l’aide à surmonter ce st défaut “, ou plutôt qu'il l’exauce, nonobstant ce défaut ©. ne ; es e 4. V. 22. &AV et zu don, ÉpAEGEE JE srhayyvisheis £o’nuac. TR 2. V. 23. 6 dè ‘Insods eixev ar “ro et düvn, révra duvara T© rorevovet. La diff 22 culté d'entendre =0 :t dÿyn a fait de bonne heure corriger ce passage. Ss: lib: « Si tu crois ». D et autres témoins : et 3vn (ou Divasat) rioreüsat. La reprise de. Jésus n'a pas forme d'interrogation, et 4 doit traduire plutôt : « Quant au si tu peux, tout est possible au croyant. CE.

3. V. 24. Ev0ds 224Eac 0 ratio 70 raud'ov (D et d’autres témoins ajoutent uerx +

Darxgüwvy) Fheyey: rioreüm BoÜer mou +7 ariarix. Ss. « secours mon indigence »: +. Horrzmanx, 152. LE 5. Scan, Mk. 298. Bon: doit, en effet, se rapporter au même objet que TA Borlnsov, v. 22. « Secours mon incrédulité » ne signifie donc pas : « augmente : ma foi », mais : « exauce-moi incroyant ». en

La leçon de la foi est en rapport avec l’apostrophe à la génération incrédule. Matthieu, à la fin de ce récit, Luc ! et Mare ? lui-même, ailleurs, la feront donner aux disciples. Elle pourrait servir ici à prévenir toute interprétation fâcheuse de leur échec ; mais on peut se demander si elle ne rend pas compte aussi de leur impuissance. Bien qu elle soit originairement indépendante du présent récit, elle a pu

:s’y rattacher de bonne heure, comme une instruction aux disciples, et avoir été connue comme telle par les trois évangélistes. Matthieu l’aura gardée à l'endroit où il la trouvait; Luc l'aura transposée pour ne pas imputer directement aux disciples un manque de foi; Marc l'aura dédoublée, parce qu'il avait une autre explication pour l’insuccès de l’exorcisme tenté par les disciples ; il a réservé la leçon aux apôtres pour plus tard, et il fait donner cette lecon au père, à raison du double rôle, symbolique et historique, qu’il lui attribue. L'échec des disciples n’en a pas moins une double explication : le manque de foi chez l’homme qui demandait la guérison, peutêtre aussi chez les disciples, et le caractère particulier du démon à chasser. Mais la première est en réalité une leçon générale, plutôt qu'une explication du cas spécial dont il s’agit.

Cependant la foule, s’apercevant qu'un miracle va se faire, accourt pour en être témoin. Jésus n'attend pas qu'elle soit arrivée ; il commande à l'esprit des’en aller, et, après une dernière convulsion, mêlée de cris, l'enfant reste immobile, comme s'il était mort. Le démon est parti, mais plusieurs se demandent si l'enfant n'a pas expiré au moment où le démon s’en allait. Jésus le prend par la main, et l'enfant, obéissant à ce geste, se lève guéri ?. Marc paraît avoir oublié qu'il avait amené la foule dès le commencement auprès de Jésus ; ce qu'il dit de la décision rapide que prend le Sauveur, avant que le peuple soit arrivé, peut venir de source. L'ordre donné au démon précise les conditions de la possession et celles de la guérison . Il était admis que les exorcismes devaient être exacts, pour ne laisser à l’esprit malin aucun subterfuge n1 échappatoire : « esprit muet et sourd » équivaut à une désignation personnelle du

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