‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 404 sur 672 · Sur le nom du grand-prètre, cf. I · texte numérisé non relu

Sur le nom du grand-prètre, cf. I

Mais le grand-prêtre pouvait avoir aussi sa demeure dans les annexes de l'édifice sacré. Quoi qu'il en soit, Matthieu, en faisant réunir le sanhédrin chez le grand-prêtre, a pensé dire une chose toute naturelle, et il ne s’est pas demandé s’il dérogeait à la coutume !.

Luc, pour qui la distinction de la pâque et de la semaine des Azymes n'avait pas de sens précis, identifie « la fête des Azymes » à « la pâque » ?, songeant principalement, sinon uniquement, à l'immolation de l’agneau ?. Il ne dit pas pourquoi les chefs des prêtres et les scribes craignaïent le peuple, et sous-entend ainsi ce qu'on lit dans Marc; il ne précise pas la date, et il introduit immédiatement la trahison de Judas. Le début de la passion devient ainsi assez obscur.

On peut croire que Luc abrège Marc, parce que les détails concernant la pâque n'auraient pas été très intelligibles pour ses lecteurs, ou ne l'étaient pas déjà pour lui-même. Comme il a donné en forme générale, à la fin du chapitre précédent, les indications spéciales de Marc sur les allées et venues de Jésus, et sur les journées du ministère hiérosolymitain, il n'y a pas trop lieu de s'étonner qu'il supprime ici la mention du jour, ni de supposer # qu'il se conformerait, en ce point particulier, à la source dont Marc luimême dépend, bien que l'on soit autorisé, dans la suite du récit, à user de cette hypothèse. On serait plutôt en droit de se demander si ce rédacteur, ordinairement si soucieux de la chronologie, ne s'abstient pas de reproduire l'indication précise de Marc, parce que cette indication se trouvait contredite par un autre témoignage non moins respectable, dans lequel la date du second jour avant la pâque se rapportait à un autre objet; peut-être encore a-t-il omis cette date parce qu'il négligeait l'histoire de l'onction, ou bien encore parce quil aurait perçu une contradiction des données de Marc, où les prêtres ne veulent pas arrêter Jésus « dans la fête », et le font néanmoins prendre et juger au jour le plus important de la solennité.

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