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Marc, x1v, 3, Et comme il était à Béthanie, dansla maison de Simon le Lépreux, pendant qu'il était à table, une femme vint avec un vase d’albâtre (rempli) d'un parfum de vrai nard, très précieux : ayant brisé le vase, ellelelui versa sur la tête. 4. Et il yen avait quelques-uns qui témoignaient entre eux du mécontentement : « Pourquoi faire cette perte du parfum ? 5. Caron aurait pu vendre
. ce parfum plus de trois cents deniers,
et le donner aux pauvres. » Et ils se fâchaient contre elle. 6. Et Jésus dit : « Laissez-la, Pourquoi lui faites-vous de la peine ? C'est une bonne œuvre qu'elle vient d'accomplir envers moi. 7. Car toujours vous avez les pauvres avec vous, et quand vous voulez, vous pouvez leur faire du bien, mais moi, vous ne m'avez pas(pour) toujours. 8. Elle a fait ce qu'elle pouvait : elle a d'avance oint mon corps pour la sépulture. 9. Et je vous le dis en vérité,
Simon le Lépreux, 7. une femme
vint à lui avec un vase d'albâtre (rempli) d'un parfum très précieux, et le lui versa sur la tête, pendant qu'il était à table. 8. Etles disciples, voyant (cela), étaient mécontents, disant : « Pourquoi cette perte ? 9.
Car on aurait pu vendre cela cher et le donner aux pauvres. » 10. Et Jésus, (le) remarquant, leur dit :
« Pourquoi faites vous de la peine à cette femme ? C’est une bonne œuvre qu'elle vient d'accomplir envers moi. 11. Car toujours vous avez les pauvres avec vous, et moi, vous ne m'avez pas (pour) toujours 12. En versant ce parfum sur mon corps, cette (femme) l’a fait pour ma sépulture. 13. Je vous le dis en vérité, partout où cet Évangile sera prêché, dans le monde entier, on racontera aussi en souvenir d'elle ce qu'elle a fait. »
partout où l'Évangile sera prèché dans le monde entier, on racontera aussi, en souvenir d'elle, ce qu’elle a fait. »
Dans la combinaison littéraire adoptée par Marc, et suivie plus
rigoureusement encore dans le premier Evangile, l’onction parait
‘avoir sa place chronologique entre la délibération des prêtres et la
démarche de Judas. Pendant que les prêtres complotent sa mort, Jésus la prédit ! et en fait pressentir les conséquences salutaires.
Comme il se trouvait à Béthanie, où l’on a vu qu'il prenait gîte depuis son arrivée à Jérusalem ?, et qu'il venait de se mettre à table chez un certain Simon, dit le Lépreux, sans doute parce qu'il avaitété autrefois atteint de lalèpre et qu'il en étaitguéri, une femme ?
. B. Weuss, Mk. 208.
. Cf. x, 11-12, 19-20 ; supr. pp. 268, 278.
. V3. Hey yovd. Mr. 7. roooïAey adr@ yuvd. Cf. Le. vir, 37. xai 1doù yuvd.
que Jean ! a voulu identifier à Marie, sœur de Marthe et de Lazare, s’'approcha de lui, tenant un flacon d’albâtre plein d'un parfum exquis, du nard vrai * (car on en vendait aussi de faux), et, brisant le col du vase, répandit le parfum sur sa tête. C'était l'usage, avant le repas, de laver les pieds des hôtes, de leur parfumer les cheveux et la barbe. Il n'y a d’extraordinaire, dans le cas présent, que la valeur du parfum et la profusion avec laquelle il est versé. La femme, qu'on doit supposer très attachée à Jésus, a voulu lui faire honneur de ce qu'elle avait de plus précieux. En brisant le flacon, elle montre qu’elle veut en sacrifier tout le contenu, et empêcher que le. vase même qui a servi pour Jésus soit employé à un autre usage *. Marc est seul à signaler cette circonstance du vase brisé, qui doit être en rapport avec le symbolisme du récit.
Quelques-uns des assistants murmurent *. Matthieu dit que c’étaient des disciples. Les paroles de Jésus s'adressent, en effet, à ceux qui vivaient d'ordinaire avec lui. Mais le vague de la première indication, que Mathieu a senti le besoin de corriger, pourrait éveiller quelque soupçon touchant le caractère traditionnel de la forme que cet incident a prise dans le second Évangile. Toujours est-il que les disciples, accoutumés à une économie nécessaire, sont censés avoir trouvé que la femme perdait bien de l'argent d’un seul coup. Ce nard valait plus de trois cents deniers 6. En le vendant, il y avait de quoi rassasier quantité de pauvres. La liberté du blâme à l'égard de celle qui avait versé le parfum, et l'espèce de droit que les disciples s’arrogent sur son bien pourraient faire supposer qu'ils la connaissaient et la considéraient comme une des leurs ; mais cette hypothèse ne s'impose pas. Les disciples pensent que la femme ne devait pas gaspiller ainsi un trésor dont la troupe apostolique aurait pu tirer meilleur parti en le distribuant en aumônes.
1. xur, 3: QÉ.- 672, 3 2. Mc. &kdBacteov ucou véodou ruotuxs rohvtekoëc. D omet vaoô. x. x. Mr. akd- Bacteov uipou rohuctuou (B, Bapuztuou). Lo. vir, 37. &AGB. uvoov. Jn. xinr, 3. Aftpay - uvoov vépüou riotuxis rohvtiuou. Sur le sens de zrioruxÿs, « authentique », cf. B. Weiss, Mk. 209 ; Horrzmaxx, 171.