Horrzmanx
qu'elles affectent maintenant ne leur étant venue que dans e
traditionnel, par le relief qu'auraient acquis certains détails. Jésus
aurait connu la maison, le maitre, l’esclave qui faisait le service de porteur d'eau, et qui devait introduire les disciples quand ils” seraient arrivés à destination. Ainsi avertis, les deux disciples se seraient rendus à Jérusalem, auraient trouvé le porteur d'eau devant la maison, transmis au maître la demande de Jésus, vu la salle qui leur était destinée, et se seraient occupés de préparer ce qu'il fallait pour lerepas !., Mais rien ne prouve l’ententepréalable. Jésus dit « ma chambre », parce qu'il est censé parler en maître, et non parce qu'il aurait déjà retenu le local. La conjecture est donc bien fragile. On ne peut se dissimuler que Marc a, pour ainsi dire, copié les préliminaires de la manifestation messianique sur le mont des Oliviers?; qu'il veut raconter une sorte de miracle, et qu'il imite, peut-être consciemment, un passage de l'histoire de Saül. Le narrateur est trop bien instruit sur des détails accessoires, et trop mal renseigné sur le principal, à savoir l'endroit où eut lieu le dernier repas, pour que l’on regarde comme solide, et non comme fictive, la donnée générale de son récit #. Il semble, en tout cas, impossible d'admettre que la cène ait eu lieu chez Marie, mère de Jean Marc', et d'identifier en même temps ce dernier à l'évangéliste 6.
Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze’. En réalité, iln'y aurait eu que dix apôtres avec lui lorqu'il vint à la maison où ül était attendu, car ceux qui avaient préparé le repas n'étaient sans doute pas revenus auprès de lui. Mais les Douze se trouvaient réunis autour de leur Maître pour la dernière cène. Il semble