Cf. WELLHAUSEN, Me
ACTE EXT Ne NCA ML V. 17. xai obias yevouivns Épyerat uera t@v dwdsxa. Le v. 17 se réfère au v. 12, comme le v. 12 au v. 1 (Hozrzmanx, 98; cf. J. Weiss, AE. 289), et il est impossible d'exclure les vv. 12-16 (avec Sprrra, Urchristentum, 1, 226-228), pour faire l'accord de Marc avec Jean. Noter comment l'incohérence qui résulte de Mc. 17 est corrigée dans Le. 13 : xai üve yivero tipa avéresev, xai oÙ arbaro-
hot by aût®.
néanmoins que cette introduction au dernier repas avec les Douze n'a pas été conçue par le traditionniste qui a décrit plus haut les manœuvres des prêtres et de Judas, mais par le rédacteur qui vient de dire comment fut trouvée la maison où se fit la pâque, la dermère cène du Christ !, et, l’on peut ajouter, pour entrer dans l'esprit de l’évangéliste, la première cène des chrétiens. Seulement il rattache maintenant son récit de la préparation, à la donnée primitive concernant le dernier repas que Jésus avait pris avec ses disciples. On remarquera que le Christ est censé venir à Jérusalem, comme il le fallait pour la pâque, mais l’évangéliste omet de mentionner la cité sainte ? : on peut conjecturer que, dans la tradition primitive, le dernier repas avait lieu hors de la ville *.
Luc suit Marc de très près. Quelques variantes méritent néanmoins d'être notées. Après avoir dit que le jour des Azymes, c'està-dire, dans sa pensée, la pâque, comme si la fête n’avait duré qu'un jour, était arrivé#, l'évangéliste fait prendre à Jésus l'initiative des préparatifs. C'est le Sauveur qui dit d'abord à Pierre et à Jean?, car les deux disciples, anonymes dans Marc, sont désignés ici par leurs noms : « Allez nous préparer la pâque pour que nous la mangions. » Alors seulement les disciples posent la question : « Où veux-tu que nous la préparions. » I y a là, semble-t-il, un remaniement voulu des données contenues dans le second Évangile : mais le motif qui a déterminé ce remaniement n'est pas très apparent. On a supposé que l’évangéliste avait voulu réserver à Jésus l'initiative de la démarche faite par les disciples, et qu'il avait trouvé une certaine inconvenance à leur proposition. Cependant il ne fait que retarder la question posée d’abord dans Marc. Jésus ne disant pas où la pâque doit être préparée, il faut toujours que les deux apôtres l'interrogent et sollicitent ses instructions. Ce n’est pas néanmoins un motif suffisant pour essayer une conciliation des données synoptiques avec le quatrième Évangile, en supposant que l'ordre de Jésus se rapporterait, dans la pensée de Luc, à une pâque anticipée,