‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 423 sur 672 · xur, 24-30. Cf. QÉ · texte numérisé non relu

xur, 24-30. Cf. QÉ

3. Scuanz, Lk. 510, observe à bon droit que les raisons théologiques ou de. sentiment n’ont pas à intervenir dans cette question de fait.

aucune façon au dernier repas, Judas ayant dû abandonner Jésus avant de le livrer, et depuis qu'il était entré en pourparlers avec les prêtres !. Si répugnant que devienne le rôle de Judas, sa trahison ne pouvait aboutir que s'il gardait jusqu’au bout les apparences de la fidélité. C'est ce que la tradition suppose, et aucun indice n'autorise à la contredire sur ce point. La déclaration de Jésus n'a rien d'’original ni pour le fond ni pour la forme ; ellese rattache au même courant d'idées que les prophéties de la passion, et, s'il est possible, probable même, que Marc l'ait introduite le premier dans le récit du dernier repas, on ne voit pas ce qui en peut subsister, quand on l’a détachée de ce cadre. On verra bientôt que l'annonce de la trahison est superposée au récit de la dernière cène. On ne comprend pas comment l'incident peut n'avoir aucune suite en ce qui concerne Judas ou les disciples, et la mention réitérée du « Fils de l’homme » se joint au contenu de la déclaration pour justifier l'hypothèse d’une prédiction imaginée après coup, comme mainte autre dans le récit de la passion ?. La parole du psaume ? : « Celui qui mangeait mon pain a levé contre moi le talon », a été de bonne heure appliquée à Judas. Ce peut-être sous l'influence de cette prophétie que l’on a conçu d'abord l'annonce de la trahison, et qu'on l’a rattachée au dernier

repas ‘.

Selon les deux premiers Evangiles, le festin pascal était déjà commencé lorsque Jésus dit : « L'un de vous melivrera'?. » Les disciples

sont très affligés de cette communication, et chacun demande : « Est-ce moi5? » Dans Marc, le Sauveur ne répond pas à ces interrogations, et 1l s'abstient de désigner le coupable ; il répète seule-

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