‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 452 sur 672 · xI1x · texte numérisé non relu

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” frapperai », s'accorde mieux avec le contexte, et semble réclamée par la con-

Inutile d'observer que la citation n 'est point eut né littéral et primitif, et que l'application de ce texte à la ft ciples se comprend mieux en remarque de la tradition chré que dans la bouche du Sauveur. Elle prouve seulement que disciples se sont enfuis. nt Comme pour prévenir l'effet que ses tristes pressentiments devaient avoir sur les disciples, le Sauveur ajoute, dans les deux | Évangiles ? : « Mais, quand je serai ressuscité, je vous précèderai F en Galilée. » Néanmoins la préoccupation indiquée par ces ne paraît être plutôt celle des évangélistes que celle du Sauveur. La phrase s'ajuste assez mal à ce qui précède. Il n’en est tenu aucun * compte dans la suite. Pierre parle comme s'il ne l'avait pas enten- “4 due. Un fragment d'Évangile fort ancien, découvert en Égypte il AS a une vingtaine d'années, et qui paraît représenter, du moins acertains égards, un texte antérieur à celui de nos Évangiles canoniques ?, n'a pas cette addition. Marc a dû compléter ici la relation très … succincte de l'Évangile primitif, en vue de préparer le discours qu'il fera tenir aux femmes par l'ange, après la résurrection 4, et … toute l'histoire de la découverte du tombeau vide; le rédacieel du premier Évangile a suivi Marc. Pour introduire cette prédiction, 4 Marc a pratiqué une sorte d’entaille dans le récit primitif, à l'en= À droit qui lui a paru le plus convenable, et sans altérer le contexte *. Par la comparaison de Luc, on voit que la source devait

1. B. ratd£ate tob< romévas zai ixordoate rà roôfata. Le ms. A lit xéraëoy, et le reste comme Mr. 31, mais ce peut-être par son influence. La leçon: « jen

clusion : « ti je tournerai ma main contre les petits » 2. Mc. 28 (Mr. 32). aAa meta (Mr. uetà Dé) v0 éyepOvai ue rpodbw buäceis EL ; Pathatay. - 3. Sur ce fragment, cf. G. Bicxezz, Zeits. f. kath. Theologie, 1885, mu, 498 504 ; Savi, Revue biblique, 1892, 11, 321-344. Voir le texte dans Nesrze, N.. Testamenti graeci supplementum, 67. La réplique de Pierre suit immédiatement la citation prophétique, dont le texte est conforme à celui de nos Évangiles. Les paroles qui précèdent : ré|vrés 2v raÿrn] ti vuxzi oxavôaluo [Oseoÿe xarèà] +0 yoxpév, se rapprochent de Marc par l’omission de iv éuo, et de Matthieu par l'indication : ëv zaÿrn tif vuxzi.

4. xvi, 6-7. 3 5. Même procédé que dans l'addition de 1x, 12 D (supr. p. #3), et qui trahit la même main. ÿ

PEN AE TRES A Gernsémant | 549

contenir, en corrélation avec l'annonce de la trahison de Judas, celle de la défection des Onze, une protestation de Pierre, et l’annonce de son reniement. Le tout tendait visiblement à montrer que le Christ n'avait pas été surpris par sa destinée.

Pierre ne peut entendre dire qu'il abandonnera son Maître. Avec l’impétuosité naturelle de son caractère, et sans justifier autrement le reproche de présomption que lui ont fait souvent les commentateurs, il proteste qu'il restera fidèle !. Au fond, il ne soupçonne pas à quelle épreuve sa fidélité va être soumise. En disant qu'il ne succomberait pas à l'épreuve, quand même tous les autres devraient faiblir, le prince des apôtres n’a pas l'intention de porter un jugement défavorable sur ses compagnons: il raisonne dans l'hypothèse que les paroles de Jésus viennent de suggérer à son esprit. Jésus combat cette prétention d'une volonté trop sûre d'elle-même, en annonçant à Pierre qu'il fera pis encore que tous les autres. En cette nuit même, avant qu'un coq ait chanté deux fois, Pierre aura renié trois fois celui à qui il se croit si fermement attaché ?. Dès que les coqs ont commencé à chanter, leurs cris se succèdent à intervalles rapprochés, avec une émulation d'autant plus vive qu'ils sont en plus grand nombre à portée de s'entendre. On pourrait donc supposer que Pierre, en moins de temps qu'il n'en faut à un coq pour chanter deux fois. aura nié trois fois qu'il soit disciple de Jésus : ce triple reniement se produira dans cette nuit même à l'heure où le cogchante, c'est-à-dire quelque temps avant le lever du jour. Cependant les commentateurs admettent volontiers que le double chant du coq marque le commencement et la fin de la troisième veille ou partie de la nuit, celle que Marc a lui-même appelée déjà « le chant du coq » 5. Telle doit être, en effet, l’idée de l’évangéliste, car le récit du reniement favorise plutôt cette interprétation.

Matthieu ne parle pas du double chant, et l’on a pu conjecturer que ce détail avait été ajouté par Marc, peut-être même dans Marc #,

1. Mc. 29. ei xa phrase : # x. 5. (cf. p. 547, n. 2), iyw oddérore oxaydaliofnooua:. Dans le fragment cité p. 548, n. 3 : za si zavzes o[0x àyw.]

Révres 54aVdah:ofrsovra:, A ’0oùx y. Mr. 33, a l'air d’une para-

2. Mc. 30. uv Aéyw oo: 671 où sÂuscov tan + vuxti roiv À dis aAExXTOpA owvÿsær La 2 r or . ” e = rois ue arapvion. Mr. 34, omet où onuscoy et di. Fragment cité : 6 aksxrpvov Ôis

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