DS
dans Luc, elle paraît avoir été influencée par Matt
l'attitude des grands apôtres, surtout du prince des apôtres, en
forme de l'Oraison dominicale qu'on trouve dans le prer gile. On a pu voir déjà que cette dernière hypothèse! n'aur: d’invraisemblable en soi.
une première fois, il revient vers les trois disciples et les trouve endormis. On dit que les apôtres étaient fatigués de corps et d'es-. prit : les émotions de la soirée, les prévisions et les avertissements. de Jésus, qu'ils n'avaient compris qu'à demi, au lieu de les exciter et de les teniren éveil, leur auraient laissé plutôt une impression de pesante tristesse ; la vue du trouble ou était leur Maître n'aurait pu 4 les tirer de leur Dates physique et moral ; le sommeil n'aurait pas tardé à les prendre ?. Jésus les appelle, s dre directement à Pierre, dont il avait droit d'attendre un intérêt plus vif à sa dou- | leur : « Simon, tu dors! # » L'emploi du nom de Simon n'est pas sans baton mais il convient de n'en pas exagérer la portée. Jésus et ses disciples n'avaient pas cessé d’ a ordinairement “4 ce nom, que celui de Pierre n'éclipsa qu'après la résurrection du. Sauveur et dans la tradition chrétienne, lorsque Simon fut réellement devenu la pierre fondamentale de l'Église.
Comme cette mise en scène du second Évangile est due au rédac teur, on est fondé à soupçonner qu'ila voulu signaler encore une fois la profonde inintelligence et l’apathie des disciples devant le mystère de la passion qui venait de leur être de nouveau révélé par Jésus dans la prière de Gethsémani : il semble que la tradition s'était intéressée d'abord à la suprême tentation du Christ, et que c’est Marc le premier qui a présenté sous un jour défavorable