B. Weiss, Mk
du traître. Le « c'est assez » fournit une transition, peu claire
- qu'il savait manquer dans les documents plus anciens, et qui pou-
Il ne faut pas se dissimuler que les paroles de Jésus 1a de PRESIOR et que l équilibre qu'y LR RO MES les commen
faire l'unité du disbae en prenant les premières paroles pour une nouvelle question : « Vous dormez encore et vous reposez ? Assez de sommeil! L'heure est venue » etc. Les impératifs de Mare et de - Matthieu ne peuvent s'entendre ainsi, bien qu'ils ne s'accordent pas réellement avec ce qui suit. Ne serait-ce pas que la tradition historique, la source de Marc, ne connaissait comme parole de Jésus que l'invitation : « Dormez maintenant et reposez-vous », qui était frustrée de son effet par l’arrivée de Judas. Le style et les préoeeu- À pations de Marc se reconnaissent dans la suite : il veut que « le Fils … de l’homme » prédise une dernière fois sa destinée dans l'instantoù elle va s'accomplir3, et qu'il n'ait pas été surpris par la venue -
d’ailleurs et très insuffisante, entre la donnée primitive et l'addition rédactionnelle ; on est bien tenté d'y reconnaître un écho du « Cela suffit », que Jésus, dans Luc, dit à propos des deux épées qu'on lui présente *. Quoi qu'il en soit, la dernière partie du discours appartient à la catégorie des prédictions que l’'évangéliste, depuis la confession de Pierre, ne se lasse pas de placer dans la bouche du Sauveur, touchant la nécessité providentielle de sa passion. Lue n'aura pas voulu non plus que le Christ ait été surpris par ceux qui venaient l'arrêter ; mais, au lieu d'emprunter à Marc une prédiction
1. Mc. 42. iysipsohs, &ywusy "t00ù 6 raçadidoÿs pe Hyyrev (Mr. 46. È. &. Eyyesvo 7. U.). à 2, Bleek, Volckmar, ap. B. Weiss, Mk. 220. WeLLnausen, Me. 128, qui admet l'interrogation, supprime, dans Mc. #1, d'après Ss., 70 koxdv, qui l’exclut. Le … texte ne peut signifier que : « dormez le reste du temps » ; mais si l’on supprime « le reste », on peut traduire : « vous dormez ? » Dans cette hypothèse, xai avaratesls n'a guère plus de raison d'être que +5 Ao:x6v, dont l'authenticité se trouve pourtant garantie par Mr. 45. À
3. Cf. Mc. 41 b, et vins, 31 ; 1x, 12, 31 (6 vioc to5 avhpuirou rapadtdovateis yetoæs avOouzwv) ;.x, 33.