Cf. Branpr, 60 ; Hozrzmann
2, Cf, Hozrzmaw, loc. cit. On ne peut guère admettre, avec B. Weiss, Mk. 230,
que la condamnation ayant été réellement prononcée, pour motif religieux, dans la séance de nuit,'le sanhédrin cherche, dans la séance fmatinale, un motif d’un autre ordre qui déterminera Pilate à ratifier le jugement rendu.
et s installe auprès du feu avec les valets, est sans rapport avec l'indication concernant la réunion du sanhédrin chez le grand prêtre !, aussi bien qu'avec l'interrogatoire de Jésus ?. Cet incident se relie, d’une part, à ce qui est dit d’abord : « Et ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre », et, d'autre part, au récit du triple reniement *. La donnée vague : « Et les chefs des prêtres, les anciens et les scribes s’assemblèrent tous “ », est pour préparer la scène de l’interrogatoire et du jugement ; mais le tout paraît intercalé dans un récit plus bref, où le reniement de Pierre était le seul fait mentionné entre l'arrestation de Jésus et la consultation que le sanhédrin tenait le matin avant de livrer le Christ à Pilate. Or il se trouve précisément que Luc ignore la séance nocturne du sanhédrin, et confirme ainsi l'hypothèse d’un dédoublement de la tradition dans le second Évangile >, Il connaissait sans doute le récit de Marc, et il y fait des emprunts; cependant un critique sans parti pris ne peut guère s'empêcher de penser qu'il a été aidé à rentrer dans la vraisemblance historique, non par les considérations qui peuvent nous rendre suspecte la relation de Marc, mais par la source même que Marc a complétée et altérée en y introduisant sa description de la séance nocturne.
Le rédacteur du second Évangile était soucieux d’avoir un procès devant le sanhédrin, et, comme la sobre relation de la source primitive ne permettait pas qu'on le rattachât à la consultation du matin, vu que le procès devant Pilate avait eu lieu dans les premières heures du jour, il n’a pu trouver d'autre place que les heures de la nuit qui se sont écoulées entre l’arrivée de Jésus chez le grand prêtre et le conciliabule matinal où les principaux membres du sanhédrin s’entendirent sur la forme de l'accusation qu'ils porteraient devant Pilate. On verra que les données dont il disposait ne constituent pas une tradition ferme, qui serait parallèle à celle de la source et qui la complèterait, mais qu’elles
4. V. 53 D. xal cuyéoyovrar névrec ol apyteoeïc ai oi TRES UTENO! Hat où yeauua-
Tic.