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| CREZ LE GRAND PRÈTRE | 619
« autre » servante voit Pierre à la porte! et provoque le second reniement. Il anticipe ? dans le second reniement la déclaration expresse du troisième ? : il fait nommer Jésus par les deux servantes, mais la première l'appelle Galiléen, afin de préparer la remarque finale sur l'origine de Pierre; 1l s'exprime de façon à laisser entendre que les témoins du second reniement, qui occasionnent le troisième, ne sont pas Les gens avec lesquels Pierre s’est assis d’abord, mais un groupe de personnes qui étaient près de la porte ‘ ces gens provoquent le reniement définitif en disant à Pierre que son langage le trahit *, c'est-à-dire accuse son origine galiléenne. Le chant du coq se produit une seule fois, après le troisième reniement 6: c'est l'accomplissement de la prophétie : Pierre se souvient, s'en va et pleure amèrement :.
Il n'est pas autrement évident que Matthieu ait eu besoin, pour modifier ainsi le récit de Marc, de connaître la source de celui-ci, et bien moins encore est-1l nécessaire d'admettre qu'il n'aurait pas connu le récit actuel du second Évangile, mais seulement une première rédaction, qui ne mentionnait pas le double chant du coq. Ce double chant complique si fâcheusement le récit, qu'il a pu être omis avec intention dansle premier Évangile, comme bien d'autres détails. Il reste d'ailleurs possible et même vraisemblable que, Matthieu, s'il n'a point connu la source de Marc, ait été aidé dans sa rectification par la tradition orale, cette histoire du reniement étant de celles qui devaient être les plus familières aux premiers chrétiens.
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2. V. 69. zai y noûa uezà ’Irsoë Pakrhatou. V. 71. oùvoc nv usrà ’Inso <05 Naïm-
E. 7. 7. si0ev aur0v GA ÂN zat Àyer soie Excï. cætou. Cf. supr. p. 616, n. 1.