V. 4. fuaproy rapadobs aîua af@ov. Cf. DEUT. xxvir
A. Loisy. — Les Évangiles synopliques, Il. 40
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comme était le salaire de la prostitution, que la Loi * défendait d’ap-
gagné, et de l'employer comme il voudra. Le traître s'en va j l'argent dans le naos, c'est-à-dire dans le sanctuaire, où les prêt es seuls avaient le droit de pénétrer; puis il s'éloigne en toute hât ns pour n'être pas arrêté et forcé de reprendre son argent ; il se pend, à l'instar d'Achitophel !, pour finir ses jours, et se soustraire au reproche de sa conscience * |
Abstraction faite des invraisemblances, tout cela n'a pu se passer « en quelques minutes : l'évangéliste n'en continue pas moins son récit, et il représente les chefs des prêtres ramassant l'argent, délibérant sur l'usage qu'ils en feront, et procédant à l'achat qu'ils ont décidé. Ils se voient contraints de garder l'argent; ils ne veulent pas néanmoins le mettre dans le trésor, parce que ce prix du sang A leur paraît une chose impure, abominable aux yeux du Seigneur,
porter au trésor du temple #. Il va de soi qu'un tel sentiment se comprend mieux selon l'esprit du rédacteur que par rapport aux prêtres qui avaient eux-mêmes payé Judas avec l'argent du sanctuaire. à Après avoir tenu conseil, ils achètent un champ, dit « champ du potier », qu'ils affectent à la sépulture des étrangers 5, c'est-à= 3 dire des Juifs et prosélytes venus de pays étrangers pour les fêtes, « et qui mouraient pendant leur séjour à Jérusalem. L'évangéliste ajoute, que de son temps, le champ acheté avec l'argent de Judas, s'appelle encore « champ du sang » 6. On voit qu'il a dû se passer beaucoup d'années entre l'époque présumée de l'acquisition et le moment où écrit l’évangéliste. Le lieu dit Hakeldama a certainement existé : son rapport avec Judas est beaucoup moins garanti. Cette tradition du premier Évangile touchant la fin de Judas et. « le champ du sang » n’est pas la seule qui ait eu cours dans l'anti-
4. Cf. II Sa. XXI, 23 (LXX). xai "AyertégE eidev OTt oÙx ER ñ BouAñ abri... 2. xai arm Aev ec TO oixov adrod...…, xai ar AyÉxo.
2. V. 5. xat Éibas Tà adoyôpra ei Tv vaôv aveywpnsev, ai axeA0Wv amfyéaro.