‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 535 sur 672 · NO LORIE NE CNRS OS PRE I RTS · texte numérisé non relu

NO LORIE NE CNRS OS PRE I RTS

638 LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES CE donner satisfaction aux plaignants, il consent à faire flageller cusé avant de le renvoyer !. Au lieu d'accepter la mise en lib | de Jésus dans ces conditions, les chefs des prêtres et les magistrats … demandent sa mort et la liberté de Barabbas. Ainsi Luc rejoint le récit de Marc, à l'égard duquel cette histoire d'Hérode se présente … comme une intercalation artificielle. L'incohérence de la rédaction, à l’endroit où Pilate mande les sanhédristes, qui cependant auraient dû retourner avec Jésus chez le procurateur, tient à l'effort que Lue doit faire, après avoir donné en racourci le jugement du Christ par Hérode, pour rejoindre le récit de Marc touchant Barabbas ?.

La critique moderne a vivement attaqué ce morceau du troisième Évangile, y voyant une fiction légendaire que Luc aurait accueillie ou même inventée ?. La dernière hypothèse doit être écartée comme invraisemblable, car l'évangéliste dépend partout ailleurs de documents écrits. Il a trouvé Ia mention d'Hérode dans un des évangiles qu'il a connus et utilisés. Cet évangile méritait-il une confiance entière ? Luc n'en aurait-il pas quelque peu modifié la donnée pour l’encadrer dans sa relation? On a observé que, n'ayant pas dit que Jésus se tut devant Pilate, il a placé ce trait dans la comparution devant Hérode ; que les accusations des prêtres semblent amenées dans le récit par une transposition semblable: que les soldats d'Hérode et la « robe brillante » remplacent de même les soldats romains, qui, dans les deux premiers Évangiles, et dans le quatrième, revêtent le Sauveur d’une robe de pourpre. « La robe brillante ® » dont parle Luc n’est pas nécessairement une robe blanche, et, supposé que cela soit, l'évangéliste n’a peut-être pas cru pouvoir montrer un roi se moquant de la pourpre 6.

cusé fût digne de mort. La leçon alexandrine s'explique par le fait qu'on aura jugé plus naturelle la référence au dernier renvoi, v. 11, qu’au premier, v. 7. Ss. omet les vv. 10-12, et WELLHAUSEN, Le. 132, y voit une glose surajoutée. Mais, si embarrassée que soit la reprise des vv. 13-15, la mention explicite du rénvoi devant Pilate parait indispensable entre le v. 9 et le v. 13.

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