Cf. Branpor
AU GOLGOTHA 667 l'usage romain. Il est probable que Jésus l'avait porté à son cou pendant le trajet du prétoire au Calvaire, ou bien qu'on l'avait porté devant lui. Marc ne semble pas considérer l'inscription comme parculièrement injurieuse à l'égard du supplicié ; il y voit ce qu'elle était en effet, un détail légal de l'exécution. Pilate, ayant condamné Jésus comme prétendant à la royauté d'Israël, rédige en conséquence l'écriteau d'infamie. S'il lui est venu en pensée que sa formule avait quelque chose de blessant pour les Juifs, et que, sans aggraver le sort de leur victime, elle jetait sur eux le ridicule, cette considération n'était pas pour l'arrêter. On peut se demander si le rédacteur du premier Évangile a compris le caractère officiel de l'inscription, car il semble y voir un caprice des soldats !.
Marc ne dit pas que l'écriteau avait été mis en haut de la croix, sans doute parce que ses lecteurs devaient naturellement le supposer. Toutefois, cette circonstance devait être bien connue dans la tradition, et relevée peut-être dans la source de Marc, puisque Matthieu et Luc s'accordent pour la signaler. Le troisième Évangile place décidément l'inscription parmi les marques de mépris qui furent prodiguées au Sauveur dans sa passion ?. Cependant elle n'avait pas été rédigée en vue d'ajouter le ridicule au supplice de Jésus ; mais Luc ne dit pas d'où venait l'inscription ?, et ilne semble pas croire que Pilate en soit responsable.
MarTru. 38. Luc, xxnr, 35: Et le
Marc, xv, 27. Et ils crucifièrent avec lui deux voleurs, l’un à sa droite, et l'autre à sa gauche. 29. Et les passants l'injuriaient en branlant la tête et disant : « Hé! {toi) qui voulais détruire Je temple, et le rebâtir en trois jours, sauve-toi toi-même, descendant