‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 570 sur 672 · RENAN, Jésus · texte numérisé non relu

RENAN, Jésus

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aime, ainsi qu'on l'a déjà vu, à ex des formules aramée signifie bien « mon Dieu », mais ne se prête pas à la confusion av le nom d'Élie. Le mot Æ li est hébreu; il se rapproche beaucoup plus du nom d’Élie?, quoique la Re ne puisse guère s'expli- $ quer que par un jeu de mots et une plaisanterie. Lema? (lamma), j pris comme particule interrogative, est hébreu. Le verbe sabaktant est araméen. Les manuscrits présentent des leçons divergentess quelques-uns paraissent transcrire le texte hébreuf, et il est assez vraisemblable que l'histoire a été rattachée d’abord à ce texte, quoique les évangélistes aient pu déjà substituer l’araméen à l'hébreu, en s'autorisant de ce que Jésus parlait ordinairement la première de ces langues ?. ? ar oRE La méprise qu'ils racontent n'a guère pu être imputée aux soldats romains, qui, selon toute probabilité, ne connaissaient pas le prophète Élie ni le rôle que la tradition juive lui attribuait par rap= port au Messie. Ce seraient donc des Juifs qui auraient fait le jeu de mots ou la méprise 5. Est-ce encore un Juif qui prend une éponge, la trempe dans du vinaigre, la met au bout d'un roseau, et la pré-

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