Cf. Row. v
2. etscoyouévnv etc TO Écuitepoy toù xararsrdouatos, 2Ù. Orou roodpouos drèo uüv ets 0e ’Insods. Hésr. vi, 19-20. L'expression sis +0 és, +. x. est prise de I XVI, 2, 12. È
3. Hégr. x, 19-21, où le xararérasua figure la chair immolée du Christ.
&. Si l'on interprétait la donnée synoptique par l'Évangile des Hébreux, on pourrait trouver dans le déchirement du voile la fin du sanctuaire et de l'ancienne alliance (Horrzmann, 104). S. Jérôme (Ep. XVIII, ad Damas) : « In aramaeo evangelio velum templi nondum scinditur, sed terra concussa, templi judaici superliminare immensum corruit, judaicae superstilionis et hierarchiae fundamenta concutiuntur. » Quant au voile déchiré (ibid.) : « Aditum ad Deum ipsum per Christi mortem apertum significare videtur, » Mème référence, In Mat. ad h, loc. : « In evangelio, cujus sœpe fecimus mentionem, superliminare templi infinitae magnitudinis fractum esse et divisum legimus. » De même, Ép. CXX, ad Hedib. La substitution du linteau de la porte au voile semble avoir été suggérée par Is. vr, 4, et Am. 1x, 4. On admet généralement que le xararérasux est, dans les Évangiles, comme dans le Lévitique et l'Épitre aux Hébreux, le voile intérieur qui séparait le sanctuaire du saint des saints. Dazman, I, 45, qui écarte avec raison l'hypothèse d'une méprise sur le
1ÊV:
A. Loisr. — Les Évangiles synopliques, IL. ai
cation et une rectification apportées par l’'évangéliste à la donnée qu'il exploite.
on veut expliquer par là comment les tombeaux se sont SNS comment les morts ont pu sortir de terre ?. 11 ne faut pas, d'ailleurs, concevoir ces morts comme ressuscités Asa les conditions de re vie ordinaire, mais avec un corps tel que sera celui de Jésus après sa résurrection. Cette circonstance diminue la singularité de l'inter” © valle entre la résurrection de ces personnages et leurs apparitions 3 3. Bien qu'ils soient ressuscités dans l'instant où Jésus meurt, ils ne. se montrent à personne avant que Jésus lui-même soit revenu à re vie. L'on n'a pas plus à expliquer ce qu'ils ont fait en attendant 4, qu'à chercher où était Jésus ressuscité dans l'intervalle des appari-. tions qu'il fit à ses disciples. Après la résurrection du Sauveur, ces nlorts lui ont servi de témoins. Que sont-ils devenus ensuite? | L'évangéliste, qui leur a donné un corps pour ressusciter, a-til supposé qu ils l'avaient gardé pour accompagner Jésus dans le ciel ?,
mot n22, « chapiteau » (non « linteau » !) que les traducteurs de ro hébreu auraient lu n292 « voile », pense qu'il s’agit du voile précieux quiétait… g D devant la porte même du sanctuaire. Mais l'objection tirée de ce qu'on n'aurait pu‘voir la scission du voile intérieur est sans aucune force, vu le Ë caractère de la donnée dont il s’agit, et latradition chrétienne pensait au voile qui était mentionné dans l’Écriture. | 1. J. Waiss, AE. 339. 3À 2. Hozrzman, 295. B. Weiss, E. 165. Cf. Is. xxiv, 18-20 ; Éz. -XXXVH, 12-43: 4 Dan. x11, 2 ; AP. x1, 13, et Ovine, Métam. VII, 205-206 : Et silvas moveo jubeoque tremescere montes Et mugire solum manesque exire sepulceris.
. I n'y en a pas moins une certaine incohérence dans l'idée et même dans 4 Bale de Matthieu. Ce n’est pas tout à fait sans raison que l’on a soupçonné x dans la formule xai &EeMôvres…. aûtoë (v. 53, supr. p.688, n. 2) une glose explicative et rectificative. Cf. Brass, 107. L'on doit admettre au moins une expli-…
4. Si l'on prend les choses en rigueur, les ressuscités resteront immobiles M dans leurs tombeaux ouverts, ou bien ils ROC dans la plaine avant d’entrer en ville, selon qu'on rattachera usta +» Eycpiv «rod à ce qui précède ke] ovres xtA.) ou à ce qui suit (eisnAfov). L’ idéechitude du rapport grammatical pourrait confirmer l'hypothèse d’une interpolation. “38
5. Marnoxar, 1, 637 : « Quid enim inter vivos egissent, qui divinae jam glo-
Eve
ou qu'ils l’auraient perdu après un séjour plus ou moins long parmi les vivants, pour le reprendre à la résurrection générale !? La première hypothèse est en contradiction avec la doctrine de Paul, qui n’admet pas, avant la parousie, d'autre résurrection immortelle que celle de Jésus ?. La seconde a quelque chose d’enfantin et presque de ridicule. L’évangéliste n’a pas envisagé autrement ce délicat problème, et il a voulu montrer avant tout dans la mort du Christ le principe de notre résurrection ?. Il convient néanmoins d'observer que cette intention symbolique et Le raj port avec la résurrection de Jésus résultent simplement de la circonstance accessoire : « Et sortant dés tombeaux après sa résurrection #. » En lui-même, le détail est une pure merveille, comme les ténèbres et le tremblement de terre, et l’on a pu le concevoir aussi d’abord comme un trait destiné à relever l'horreur tragique de la mort du Christ.
Les textes prophétiques ne rendent pas compte de cet incident : Amos, non loin du passage qui a été cité plus haut, à propos des ténèbres 7, parle de tremblement de terre, mais non de résurrection, et c’est la résurrection qui est ici le point capital8. Le cas parait donc le même que celui du voile déchiré. Les développements qu'il présente étaient inévitables. On peut dire en deux mots qu'un voile se déchire; mais les circonstances d’une résurrection multiple sont
viae gustum acceperant..…. ? Nunc autem cum dicat evangelista apparuisse snultis, minime obscure indicat non omnibus communiter apparuisse, sed quibus oportebat Christi resurrectionem confirmare ; quemadmodum et ipse Christus... neque omnibus sed solis apostolis et aliis fidelibus visus est... neque..…. humano more versatus est, sed nunc apparebat, nune disparebat. » Cette remarque sur le caractère des apparitions de morts est tout à fait dans l'esprit de Matthieu.
1. Scxanz, Mt. 551, n'hésite pas à les renvoyer dans la tombe aussitôt après leur apparition.
DAC COR- xv. 29- Cor. 18: