‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 627 sur 672 · xx, 23; QË · texte numérisé non relu

xx, 23; QË

LA d s ÿ “ à 4 MAP NT PR RU TT

PPT

Jésus. En disant, à propos de Jean-Baptiste, que Jésus baptisait !, puis en se reprenant pour dire que ce n'était pas lui, mais ses disciples ?, le quatrième Evangile a voulu seulement opposer le baptème chrétien au baptème de Jean, les deux ne coexistant que pour la perspective de la narration, et le droit de l’histoire étant sauvegardé par la double remarque de l'évangéliste sur l'Esprit qui n’a été donné qu'après la résurrection ?, et sur le baptème conféré seulement par les disciples. Jean, comme Matthieu, sait fort bien que le baptême chrétien n'a pas été administré pendant la prédication du Christ. Le rite baptismal apparaît à Fhistorien comme une coutume née dans la communauté apostolique, d'après certains antécédents tels que le baptême des prosélytes juifs et celui de Jean- Baptiste, que Jésus lui-même avait reçu. Il a été d'abord conféré en vue de l'admission au royaume des cieux, comme le baptème de Jean. Ni Paul ni l’auteur des Actes ne rattachent cette coutume à une volonté formelle du Christ; mais ils ne la conçoivent pas autrement que voulue par l'Esprit qui gouverne l'Église, c 'est-à- - dire par le Christ, qui donne l'Esprit.

C'est parle baptême qu'on devient disciple de Jésus, parce qu'on entre ainsi dans la société qu'il a fondée et dont il demeure le chef. Mais le baptème suppose un enseignement préalable, et le vrai disciple n'est pas celui qui se borne à confesser le nom de Jésus, c'est celui qui accomplit la volonté de Dieu, la loi que Jésus a enseignée. C’est pourquoi les apôtres n'auront pas seulement à recruter des disciples en baptisant, ils auront à les préparer, à les former, à les instruire toujours, de façon qu'ils observent tout ce que Jésus a prescrit. Une telle recommandation acquiert un sens particulièrement significatif, si elle est censée donnée à l'endroit même où fut prononcé le discours sur la montagne, auquel l'évangéliste se réfère implicitement ‘. IL est évident que l'évangéliste entend définir le rôle permanent de l’Église, et qu'il ne considère pas seulement l'activité personnelle des onze disciples. C'est ce qui résulte également des dernières paroles qu'il met dans la bouche du Christ.

. Jn. ur, 22. Voir QÉ. 333-335.

D'UN: AV, 2. 2. Voir QÉ. ns

. Jx. vus, 39. Voir QÉ. 523-535.

. Hozrzuanx, 299.

Œœ ID

rs

A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques, II. 4S

75t LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES

« Quant à moi, je suis avec vous toujours, jusqu'à la consomm du siècle !. » Digne finale de l'Évangile, la plus belle qui soit € les quatre Vies de Jésus que nous a conservées la tradition ecclésiastique. Marc laisse le lecteur en suspens, s'étant arrêté au point + où l'existence du Sauveur est entrée dans le domaine de l'invisible.… Luc a voulu donner à son livre au moins l'apparence d'une conclu- <) 2 sion historique, et il présente la dernière apparition du Sauveur comme une véritable scène d’adieux. Jean ? termine son Évangile comme il convient à une thèse qui doit prouver que « Jésus est le Christ, le Fils de Dieu ». Le rédacteur du premier Évangile, lais- … sant parler seulement la foi de l'Église et la conscience chrétienne, « s'est élevé à une vérité plus haute. Son Christ est ressuscité, al vit; | ; mais il ne prend pas plus congé de ses disciples qu'il ne démontre | sa résurrection ; il est avec les siens jusqu'au dernier jour du monde. Ce jour sans doute ne saurait tarder indéfiniment, mais la perspec= tive de l'avènement prochain est rompue : entre l'Évangile de … Jésus et cet avènement, qui coïncidera avec la fin de l'univers maintenant reculée, se place la conquête des peuples, l'organisation de la société chrétienne, une longue vie du Christ lui-même, invisible et présent, dans l'Église qui devient son royaume sur la terre. … L'esprit général du livre se reconnaît en ce que l'autorité de l'Église … se trouve ainsi sanctionnée par la volonté du Christ immortel; car sa présence permanente dans la société de ses fidèles est conçue comme la garantie de celle-ci, de son institution, de sa durée, de « son action. C'est le Christ toujours vivant et tout puissant qui, demeurant avec les siens, peut dire efficacement à ceux qui représentent et remplacent Pierre et les apôtres : « Ce que vous lierez - sur la terre sera lié dans le ciel, et ce que vous délierez sera délié à, »

L'évangéliste, tout en voulant raconter l'apparition galiléenne annoncée dans Marc, paraît s'être rendu compte de l'élément idéal

ous ws tic suvtehelas TOÙ aiGvos.

Page 1