‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 63 sur 672 · Meyer, Ewald, Volkmar, ap. HozrzManN, 155. LR · texte numérisé non relu

Meyer, Ewald, Volkmar, ap. HozrzManN, 155. LR

6. Grotius et autres, avec différentes modifications, ap. Hocrzmanx, loc. cit. AA :

aux damnés, on pourra entendre que le vrai disciple, salé par le feu .

du renoncement, devient victime agréable à Dieu par la souffrance, comme les victimes cultuelles sont liturgiquement consacrées par le sel! ; mais, indépendamment de la remarque qui vient d'être faite sur le renoncement, l'idée parait subtile, et la comparaison tirée du rituel mosaïque peu naturelle, quand même on l'attribuerait à

l’évangéliste, à plus forte raison si on l’attribuait à Jésus ?.

Bien que les variantes puissent résulter d'omissions accidentelles, on les explique peut-être plus. naturellement encore si l'on admet que la leçon : « car toute victime doit être salée », a été d’abord substituée, comme plus claire, à : « car chacun sera salé au feu », dans certaines recensions, et que la leçon commune résulte d'une combinaison dont on a beaucoup d'autres exemples. La leçon : « car chacun sera salé au feu », a chance d'être authentique, parce qu'elle est plus difficile, et qu'elle ménage une transition entre le précepte de la mortification et la sentence du sel. Elle parait avoir été imaginée à cette fin; il est permis de n'y voir qu'une suture rédactionnelle, jugée indispensable après ce qui était écrit des vers et du feu de la géhenne. Cette suture et l'emprunt à Îsaie peuvent être de la même main. Si l'on fait abstraction de ces éléments, la sentence du sel fera une suite assez naturelle aux instructions sur le scandale : le compilateur du discours, qui voulait l'accord des judéochrétiens avec les hellénochrétiens, aura fait donner aux premiers des conseils d'humilité, de bienveillance et de charité, la loi de la vocation chrétienne et apostolique étant l'esprit d'amour désintéressé qui est la condition de la paix. Cet enchaïnement général des idées s'accuse assez bien, nonobstant l'embarras des additions secondaires.

Reste à préciser la pensée de celui qui a écrit : « chacun sera salé au feu ». On croira malaisément qu'il ait attribué au mot « feu » deux sens différents, songeant d'abord au feu de la géhenne, qui tourmente, puis au feu du renoncement, qui purifie. N’aurait-il pas

1. Holtzmann, B. Weiss, Jülicher, Schanz, etc. 2. L'appel à Mc. vu, 25-23 ne prouve rien, car Jésus ne vise pas en cet endroit les prescriptions lévitiques (cf. I, 958-960). Il paraît bien téméraire de

restituer la parole authentique du Sauveur : « Ayez du sel en vous-mêmes, car toute victime doit être salée » (Hozrzmaxx, 156). Cette allusion subtile au Lévitique est peu conforme à l'esprit de Jésus, et la formule : « ayez du sel en

vous-mêmes », s'annonce comme une glose sur la comparaison du sel.

une dernière épreuve purifiante ! ? On pourrait compar de feu dont parle Jean-Baptiste ?. Cette idée ne ven la transition, le verbe « saler » serait employé su la once du sel, de il rie sans la préparer,

te RS He discours, où l’on recommande l'union, ainsi en rapport avec le commencement, où il a été ques querelle ; mais le procédé littéraire de l'évangéliste est à expliquer si la leçon s'adresse aux chrétiens de son Rs 4 Ainsi toute cette section de Marc présente le caractère d’une pilation artificielle et maladroite. On ne peut prouver par « passages que Marc soit primitif par rapport au recueil de qu'ont exploité Matthieu et Luc ?.

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