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sans la moindre hésitation, les deux disciples par les noms de S; et de Cléophas, bien qu'il ne dise pas positivement si le Simon don t
il s'agit doit être HIeOHRS à Simon Pierre. Les auteurs ecclésia
qui se servaient du texte traditionnel, ont dû nier cette Menties Bien que les noms de Simon et de Clip se trouvent en dehors des citations que fait Origène, il est probable que celui-ci avait A trouvé le nom de Simon dans quelques manuscrits, et considérait
cette donnée comme certaine. Partant de là, on a supposé 1 que c'étaient les disciples d'Emmaüs eux-mêmes qui disaient ? a autres : « Le Seigneur est vraiment ressuscité » ; ils raconteraient ensuite les détails de l'apparition. L'emploi du mot « onze » pour. désigner les apôtres en l'absence de Pierre ne fait pas ds Paul $ emploie le mot « douze », qui n'est pas plus exact. Il est moins facile de comprendre la parole : « Il est apparu à Simon. » IL faut supposer que Cléophas parle ainsi, persuadé que l'apparition a eu. lieu pour Pierre. L’ avantage de cette hypothèse consiste en ce que l'apparition à Simon n'est plus une allusion sans objet. De plus RTE ‘à fait disparaître la contradiction formelle qui existe, dans le texte. ‘4 ordinaire, entre la profession de foi des disciples et le doute qu'ils ont à
encore l'instant d'après , lorsque Jésus leur apparaît. La finale de Marc ©, s'accorde mieux avec le récit interprété de la sorte, qu'avec le texte actuel. | g
Si Pierre était censé à Emmaüs, le récit de Luc aurait été d° Cest
destiné à remplacer l'apparition galiléenne, et serait comme un à dédoublement de la pêche miraculeuse, dont l'évangéliste a utilisé M une partie ailleurs. Le texte primitif aurait été modifié parce que =
Ammaon, forme du premier nom dans s. Ambroise et quelques mss. latins, est altéré de Simon et influencé par Emmaüs. Ce doit être par Origène qu'Ambroise connaît le nom du premier disciple. .
1. Rescu, III. 770-771, 776-779, 780-782. , “4 2. Selon la leçon de D, Aéyovtec, supr. p. 764, n. 2. Ilest sûr que la cd com- 1 mune : « Ils trouvèrent... les Onze... en train de dire : Le Seigneur est vraiment h. ressuscité » etc., manque de naturel. WeLLnausex, Le. 140, observe que lac cusatif Aéyovras n’est pas dans le courant de la phrase, et que zai aÿroi, dans Luc, nesignifie jamais : «de leur côté » ; mais ilconclut à une surcharge du récit. … 3. I. Cor. xv, 5; supr. p. 738, n.2 + SNS ANT. pA1000;1ÿ. xvi, 12-435; infr. p. 792.
la manière de présenter l'apparition à Pierre ne semblait pas en harmonie avec les récits concernant le même apôtre, ou bien par suite d'un accident de copie, ou d'une méprise sur la formule : «Il est apparu à Simon. » L'addition du verset concernant la visite de Pierre au tombeau ! serait en rapport avec la transformation du récit original, et l’on aurait voulu rattacher implicitement à cette visite l'apparition du Christ au prince des apôtres. Il faut avouer cependant que l'autorité du seul Origène ne saurait prévaloir contre tous les autres témoins du texte, d'autant que les passages où le docteur alexandrin nomme Simon comme compagnon de Cléophas ne permettent pas d'affirmer avec une entière certitude qu'il s'appuie sur la tradition authentique du texte, non sur la forme que présente la conclusion du récit dans le manuscrit de Cambridge, forme qui pourrait n'être qu'une altération, voulue ou accidentelle, de la lecon commune.
Ce qui paraît incontestable, quel que soit le rapport de l'histoire d'Emmaüs avec la vision de Pierre, c'est le caractère secondaire et symbolique de ce récit. Si l'on veut prendre tout à la lettre, il sera impossible de réfuter Renan ?, qui montre les deux disciples soupant avec un juif pieux et versé dans les Écritures, qu'ils avaient rencontré sur leur chemin, puis oubliant sa présence et s'imaginant que Jésus est là qui rompt le pain, et se persuadant enfin, parce que leur compagnon s'est éclipsé pendant leur rèêverie, que l'étranger et Jésus ne faisaient qu'un. Hypothèse fantaisiste, mais parce qu elle méconnaït la véritable nature des données à interpréter. De même que la conversation de Jésus avec les deux disciples témoigne du travail qui s'est fait sur les Écritures, au profit de la foi, dans la communauté apostolique 5, ainsi la fraction du pain et la disparition subite du Sauveur témoignent du rapport qui existe originairement entre la foi à la résurrection et la cène eucharistique. Le Christ est ressuscité : les Écritures l'avaient annoncé. Il est vraiment vivant : on le retrouve « dans la fraction du pain ». La foi à la résurrection de Jésus et la foi à la présence du Christ au milieu des siens dans le repas de communauté se sont affermies en même temps. Tel est le fait général qui résulte assez clairement du récit de Luce,
.…N-42; supr. p. 732, n. 3.
. Les Apôtres, 18-21.
. HozTzmanxx, 422.
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faits ts pie à ce que Luc raconte : Jésus A.
rompant le pain dans la société des disciples. D'autres récits : l'attester. Qu'un incident de ce genre se soit produit à Emma non le surlendemain de la passion, mais à une date ultérieure, c'est ce qui importe peu, et ce qui est peu probable, l'histoire d' Emmaüs ayant plutôt chance d’être, en son entier, une transposition de sou= venirs relatifs aux apparitions galiléennes. .
Luc, xxiv, 36. Et pendant qu'ils racontaient ces choses, il se présenta lui-même au milieu d'eux. 37. Et frappés de stupeur et d'épouvante, ils croyaient voir un esprit. 38. Etilleur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des doutes s’élèvent-ils dans vos cœurs ? 39. Voyez mes mains et mes pieds: c'est moi-même. Touchez-moi et voyez; car un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai. » 41. Et comme, dans leur joie, ils hésitaient encore à croire et restaient étonnés, il leur … dit: « Avez-vous quelque chose à manger ici ? » 42. Et ils lui présentèrent un morceau de poisson rôti; 43. et l'ayant pris, il le mangea devant eux.
Luc a ramené à Jérusalem les deux disciples d'Emmaüs. Si l'on. tient compte des indications chronologiques, ces deux disciples, partis d'Emmaüs quand la nuit était déja tombée, après six heures du soir, puisqu'on était au mois de mars, ont pu rentrer à Jérusalem vers neuf heures. On leur raconte la vision de Pierre ; ils disent eux-mêmes la leur, si toutefois les deux ne sont pas la même. Pendant que les disciples s’entretiennent de ces faits extraordi= naires, Jésus parail au milieu d'eux. La plupart des témoins ajoutent : « Et il leur dit: Paix à vous!. » Ce passage manque dans un certain nombre d'anciens témoins occidentaux ?, et paraît avoir été emprunté à l'Évangile de Jean ?. L'apparition est subite, comme dans le quatrième Évangile : Jésus se montre dans le lieu où les disciples se trouvent réunis, sans que les portes se soient ouvertes pour lui livrer passage. De là viennent l’étonnement et la frayeur des assistants, qui s'imaginent être en présence d’un fan-
1. V. 36. rddra 0 adr@v hahoëvzeov ados Eatn (D, ioräÜn) àv uécw adr@v [za Aéyer adroïs" cionvn buiv].