‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 641 sur 672 · Tenir compte de l'observation faite supr. p. 170, n · texte numérisé non relu

Tenir compte de l'observation faite supr. p. 170, n

xx, 20, 25. QE. 911-912; 917-918.

Cf. I, 936-938, 987-988.

se #

Le ER T3 Ed + CAPTER LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES

avait pu, même transitoirement et pour affermir la foi d nourrir d'aliments corruptibles, comme il faisait durant sa telle. Jésus Pro son identité par les marques du iii c'est un trait qui n'a rien de choquant, mais qui est déjà concevoir, vu qu'on n'imagine pas comment un corps imm peut garder la marque PRE des blessures reçues dans la Vie présente. Jésus mangeant pour prouver que son corps est réel, € est un argument qu'il est permis de trouver brutal, mais surtout incompatible avec l’idée que Paul, la tradition primitive et même Luc se font du Ressuscité. Le corps de Jésus est spirituel : si le Christ Es ai É mange que pour la forme, son acte fait iMusion aux témoins ; sil.

tion populaire et ee en soi. Ce qui #. primitif dans ce développement, c'est l'idée du fantôme, qui doit venir de source et | qui se rencontre ailleurs : telle doit être la forme historique de doutes qui se produisirent à l’occasion des premières apparitions. Et ce peut être aussi une objection que l’on opposa d’abord à la foi 4 apostolique.

Luc, xxiv, 44. Et il leur dit: « Voilà ce que je vous disais, dintid 2 vous annonçais, étant encore avec vous, qu'il Lie que s'accomplit tout

sujet. » 45. Alors il leur ouvrit l'intelligence, pour comprendre les Étri- A tures, et il leur dit : 46. « C'est ainsi qu'il est écrit que le Christ devait … souffrir et ressusciter des morts, le troisième jour ; 47. et que l'on prêchera en mon nom la pénitence pour la rémission des péchés parmi tous les peuples, en commençant par Jérusalem. 48. Vous en êtes les témoins. 49. Et moi, je vais envoyer sur vous ce que le Père a promis; mais Vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en haut. » ;

Aux preuves de fait le Sauveur joint l'argument seripturaire. Le D discours que l'évangéliste rapporte en cet endroit se rattache évidemment, pour la perspective, à l'apparition qui vient d'être racontée, et il est arbitraire d'insérer ! entre l'apparition précédente et ce discours de Jésus les quarante jours dont il est parlé au commencement des Actes. Au premier chapitre de ce livre,

les souvenirs traditionnels sont distribués dans un autre cadre que

Avec la masse des exégètes catholiques. Cf. Scnaxz, Lk. 564-565:

celui de l'Évangile: mais ce n'est pas une raison pour confondre les deux, en dépit de l'arrangement voulu par l'auteur. Il y a dans l'un et dans l'autre une part de convenu. La facilité avec laquelle Luc les a échangés montre seulement qu'il recherchait la signification plus que la réalité dans les combinaisons de cho qu'il lui a convenu de faire.

A la fin de l'Évangile, tout entier à la pensée de la résurrection, il en réunit toutes les preuves et tous les témoins ensemble : de même que tous les amis de Jésus sont supposés avoir assisté à sa passion, tous sont encore supposés présents le soir de la résurrection, pour voir et entendre le Sauveur ; tous vont l'accompagner à Béthanie, et 1ls reviendront ensemble à Jérusalem, comme s'ils formaient, dès ce premier jour, une société parfaitement groupée en vue de l’œuvre qu'ils accompliront plus tard. Au commencement des Actes, l'écrivain pense aux débuts de l'Église et de la prédication apostolique : un certain sens de la vérité historique, qui a paru, dans la conclusion de l'Évangile, subordonné au but de l'argumentation, se fait sentir dans l'espace qui est donné aux apparitions du Sauveur ; mais le récit n'en conserve pas moins un caractère systématique, puisque l'Église est censée groupée à Jérusalem, autour de Jésus ressuscité, pendant quarante jours, comme si l'arrestation et la mort du Sauveur n'avaient pas jeté dans le troupeau fidèle le complet désarroi que Luc lui-même a laissé précédemment entrevoir !, et comme si la société apostolique ne s'était pas reformée en Galilée, selon que l’affirment Mare et Matthieu, et que l'appendice du quatrième Évangile aide mieux encore à le comprendre. Au lieu de corriger l'Évangile par les Actes, il faut dire que la façon dont Luc a groupé les données traditionnelles concernant la résurrection ne s'impose pas à l'historien, et que le rédacteur du troisième Évangile, tout comme celui du premier, a réuni en un seul point de l'espace et du temps, pour les interpréter à sa façon, toutes les expériences et les préoccupations de l'Église naissante durant les semaines qui s'écoulèrent entre la mort du Christ et le premier acte public d'évangéhsation tenté par les apôtres.

Jésus recommence pour tous les disciples, en la complétant,

la démonstration qu'il a faite aux voyageurs d'Emmaüs. Les faits

Page 1