‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 646 sur 672 · xxvunr, 17 (9) ; supr. p. 746, n · texte numérisé non relu

xxvunr, 17 (9) ; supr. p. 746, n

4. Cf. Wesrcorr-Honr, Ap. 73; Tiscuexvorr, 1, 737; B. Weiss, Lk. 692; Branpr, 368-370.

séparé des disciples d'Emmaüs, en échappant subitement aux regards des siens. En suivant cette hypothèse, il n'est aucunement nécessaire d'admettre que Luc, dans l'intervalle qui s’est écoulé entre la composition de l'Évangile et celle des Actes, aurait eu connaissance d’une tradition qu'il ignorait auparavant. L'indication : « Et il les emmena jusque vers Béthanie », semble introduite tout exprès pour rejoindre Ja tradition de l'ascension sur le mont des Oliviers ; car le récit se tiendrait beaucoup mieux si Jésus se séparait de ses disciples aussitôt après son discours !, comme il fait dans les Actes ?, où la promesse du Saint-Esprit peut sembler donnée sur le mont des Oliviers. La fin du troisième Évangile et le commencement des Actes procèdent visiblement de la même source ou de la même inspiration. Mais Luc a voulu présenter dans l'Évangile toutes les apparitions comme une suite ininterrompue de faits, bien que ce soit plutôt, en un sens, un faisceau d'arguments, et il n’aura pas voulu décrire en propres termes l'ascension, pour éviter de contredire expressément ce qu'on lit dansles Actes touchant l'intervalle des quarante jours. Sa manière de faire prouve l'indifférence que les écrivains évangéliques, et lui-même, bien qu'il prétende à l'exactitude, ont professée à l'égard de la précision chronologique. L'exactitude à laquelle vise Luc est celle d'une narration bien ordonnée. Il a été exact selon sa méthode en ramenant au même Jour toutes les apparitions, parce que ce groupement, qui n'a rien d'historique, a un intérêt didactique.

Supposé qu'il ait mentionné l'ascension à la fin de son Évangile, il faudrait toujours admettre, ou qu'il ne songeait pas à l'intervalle des quarante jours, ou quil a négligé délibérément cette circonstance et n'y attachait qu'une importance didactique pour le commencement des Actes. En toute hypothèse, il applique aux mêmes faits deux combinaisons chronologiques différentes : et comme on peut dire qu'il n'y a pas de chronologie réelle dans la conclusion du troisième Évangile, l’on est de même autorisé à penser qu'il n'y en a probablement pas davantage dans le premier chapitre des Actes.

L'évangéliste a présenté une série d'arguments en faveur de la résurrection, et pour donner plus de force à sa démonstration, il

B. Weiss, Lk. 692-693, 1, 6-11.

ne les a séparés par aucun intervalle de temps. I À pasteur a été frappé, mais les brebis n’ont pas été fait est pourtant que les apôtres sont retournés chez eux

perspective du troisième Évangile est idéale, non réelle EAU |

montre plus autour du Christ que les apôtres !, se reprend p que le Sauveur « se manifesta vivant à eux après sa passion, nombreuses apparitions, se montrant à eux pendant gr et leur parlant du royaume de Dieu; envivant avec eux ? » illeur crivit », comme on l’a vu dans LRPAT « de ne pas s' . Jérusalern, mais y attendre ce que le Père avait promis »,

l'on dise en tre occasion, si royaume de Dieu va venir tout suite. Jésus répond que la date du grand avènement est le se du Père, et qu'ils doivent, en attendant, prêcher l'Évangile en en Samarie et jusqu'au bout du monde 3. C’est le programme l'Église apostolique a peu à peu réalisé : c'est aussi le cadre Actes. Sans autre transition, Luc décrit l'ascension du Sauveur, signalant cette fois la venue de deux anges qui garantissent apôtres que le Christ reviendra F4

Nonobstant sa rigueur apparente, la perspective des Actes n'est. pas plus réelle que celle de l'Évangile, puisqu'elle ne laisse pas plus de place à la fuite des apôtres et aux apparitions galiléenness p qu’elle suppose la foi affermie dès le jour de la résurrection, et le apôtres jouissant à Jérusalem de la présence presque continue

leur Maître. Ni Paül, ni Marc, ni Matthieu, ni Jean ne conçoivent à j | Ne

L Cf. Acr. 1, 2, 42-44. MS

. V. 4. ouvakôuevos. D, suvaltszduevos uer’air@v. La leçon ordinaire sig ni ie= ie « s’assemblant avec eux », ce qui n'est pas très naturel (cf. Fin 141). Le sens adopté par la Vulgate : « convescens », et par les anciens interprètes grecs, se trouve confirmé par x, #1 et Le. 41-49. Il n'y a pas lieu d'objecter (avec Hozrzmanx, Apostelgesch. * 24) que la scène se passe au mont des Oliviers, car au v. 6, les disciples « se rassemblent » autour de Jésus, comme s'ils n'étaient | pas avec lui auparavant, et il ne faut pas chercher une suite trop rigoureuse entre 4-5 et 6-8. La leçon de D : « pris avec eux », ne donne aucun sens. 3. Acr. 1, 6-8.

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