‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 647 sur 672 · AcT. 1, 9-11 ; cf. supr. p · texte numérisé non relu

AcT. 1, 9-11 ; cf. supr. p

ænsi les rapports du Christ ressuscité avec ses disciples. Mais ici le narrateur n’est plus préoccupé du fait de la résurrection ; comme il va raconter les origines de l'Église, il songe à son institution : c'est pourquoi il ne parle plus que des apôtres etles montre écoutant les instructions du Sauveur, en attendant qu'ils reçoivent le baptême de l'Esprit. Sachant avec quelle foi impatiente la première génération chrétienne avait attendu le retour du Christ, il fait poser par les apôtres une question sur ce sujet, afin d'amener une déclaration des desseins providentiels, conforme à celle qui se lisait dans l'Évangile ! : l'annonce du règne de Dieu doit être portée dans tout l'univers avant le grand avènement. Philosophie de l’histoire apostolique, bien placée en tête des Actes des apôtres.

L’ascension au bout de quarante jours est donc le terme assigné, dans le système de Luc, aux manifestations du Christ ressuscité. Ce terme n'a été rendu nécessaire que par le système. Il est évident que Paul se représente le Christ au ciel depuis sa résurrection, et se manifestant du ciel à ceux qu'il favorise de ses apparitions. Lue a matérialisé celles-ci au point de concevoir Jésus comme présent sur la terre durant toute la période où les apparitions ont eu lieu; c'est pourquoi ce temps doit être clos par le départ visible du Christ pour le ciel. On voit aussi que l'évangéliste a voulu tracer une ligne de démarcation très nette, également étrangère à la pensée de Paul, de Matthieu, de Jean, entre l’action personnelle du Christ et celle de l'Esprit dans l'Église. L'action visible du Christ s'achève dans les quarante jours d’apparitions, et la fin en est marquée par l'ascension. L’action de l'Esprit commence après le départ du Christ, et le début en est marqué par la scène de la Pentecôte, Il y a évidemment une large part d'artifice dans cette conception théologique et dans son expression chronologique.

Le troisième Évangile n’est pas une œuvre achevée. L'historien laisse le lecteur en suspens, comme Jésus lui-même laisse les disciples dans l'attente du Saint-Esprit qu'ils doivent recevoir : c’est que l’auteur a l'intention de reprendre le fil de son histoire au point où il l’a laissé, en racontant dans un autre livre ce qu’à fait l'Esprit de Jésus dans l'Église primitive.

À raison de cette circonstance et de l'accumulation des faits

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