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5. Cf. xr, 27, en tenant compte de la variante, I, 910, où l’on peut être tenté de lire : xai © Exv BobAnra: (6 rare) axoxakÿbar, nul ne connaissant le Fils, si ce n'est le Père et ceux à qui le Père révèle qui est le Fils.
d'avoir rabaissé au profit de Paul les apôtres galiléens, qui n'ont pas compris d'abord l’abrogation de la Loi, l’universalité de l'Évangile, la haute signification de la mort du Christ, il semble que Matthieu veuille les relever dans la personne de Pierre, en montrant que celui-ci à été le premier à connaître Jésus autrement que selon la chair, et à pénétrer le secret de sa divine personnalité !.
Et de même que le Père a fait cette grâce à Simon, Jésus, le Fils de Dieu, lui annonce ? en vue de quelle mission ce don lui à été attribué : « Et moi, Je te dis que tues Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église 3, » Le défaut d'harmonie que le changement de genre introduit dans le jeu de mots, en grec “ et en latin”, n'existait pas en araméen, où le mot kéfa Ô demeurait invariable, comme Pierre en français. Simon a bien mérité le nom de Pierre par la solidité de la foi qu'il vient de manifester. Pierre il est, pierre il sera; car c'est sur lui que doit reposer, comme sur un fondement inébranlable, tout l'édifice de l'Église.
Il n'est vraiment pas nécessaire de prouver que les paroles de Jésus s'adressent à Simon, fils de [ona, qui doit être et qui a été la : pierre fondamentale de l'Église, et qu'elles ne concernent pas exclusivement la foi de Simon, ou bien tous ceux qui pourraient avoir la même foi que lui; bien moins encore la pierre peut-elle être ici le Christ lui-même. De telles interprétations ont pu être proposées par les anciens commentateurs en vue de l'application morale 7, et
4. On dirait que Mr. 17 a été conçu en vue de Gaz. 1, 12, 16 (cf. I Cor. xnr, 3, I Cor. v, 16), et que l'on emploie avec intention les mêmes termes que Paul. Et comme Paul avoue au même endroit (v. 13) qu'il a commencé par persécuter l'Église de Dieu, la situation de Pierre, fondement de l'Église, apparaît dans le jour le plus favorable.
2. La parole : « Et moi je te dis », ne se réfère pas au discours de Simon, comme si le Christ et l’apôtre faisaient échange de compliments (Marponar, I,
323), mais à ce que le Père a déjà fait (B. Weiss, £. 101).
3. V. 18. zayo 0: oo Ayo 671 où eï [Létoos, ai ri raÿtn + rérox olL05ouysw uos th éxxAnotav, zai rat 4Dou 09 zaz15/VSOUS:Y AT. À 4. Le masculin +£190: se rencontre aussi en grec classique avec le sens de « pierre » et de « rocher »; mais l’évangéliste a pris le féminin conformément à l'usage commun. Une influence du latin n'est pas nécessaire pour expliquer cette particularité, mais elle n’est pas non plus impossible, car il n'est pas certain que la rédaction dernière de Matthieu ait été faite en Orient. . Petrus, petra.
7. On les trouve dans les Pères, mais sans exclusion du sens historique. Cf.
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[er]
l'édifice sacré, mais la pierre fondamentale, sur laquelle est assise la # r
relevées par l'exégèse protestante dans un intérêt pol én si l'on veut en faire le sens historique de l'Évangile, ce que des distinctions subtiles et qui font violence paroles de Jésus visent le rôle de Pierre dans la fondati et l’on peut même dire qu'elles le supposent; elles ne sc conditionnelles, comme la suite le montre; bien que la foi en: point de départ, elles se rapportent moins à l’ordre de la fe fo l'ordre de l’activité apostolique et du gouvernement ecclésiasi elles concernent donc le rôle personnel de Simon- Pierre, seule vérité qui a été proclamée par lui. Sans doute le f divin et invisible de l'Église est Jésus lui-même !; mais
n'a pas existé tant que Jésus a été sur la terre, et quand [a quitté ce monde, c'est Pierre qui a été le fondent
chrétiens qui ont formé les premières églises, et puis l'Église. Sans doute aussi les autres apôtres et tous les fidèles sont des pierres de + maison de Dieu, est celle que le Sauveur a établie, Simon-Pierre. Le mot « église » ne se rencontre que deux fois dans l'Évangile ici et dans un autre passage de Matthieu ?, qui est également en rapport avec la situation du christianisme primitif, non avec celle” du royaume céleste pendant le ministère de Jésus. Ce n'est pas. l'emploi d'un mot inusité ailleurs‘ qui constitue l’objection. la plus forte contre l'authenticité de ces passages, maïs l'idée même d’une société terrestre, qui n’est ni la communauté israélite ni le royaume des cieux, et qui se substitue pour ainsi dire à l'une et à l’autre. Jésus n'a jamais prêché que le royaume et l avènement prochain du royaume ; il n'a pas réglé formellement les conditions d'un établissement terrestre qui remplacerait l'économie judaïique en tant que préliminaire à l’avènement du royaume. On n'a pu
Scuanz, Mt. 376. Citons seulement s. JÉRÔME (in h. loc.) : « Simoni qui credebat in petram Christum Petri largitus est nomen. At secundum mets petrae, recte dicetur ei : Aedificabo ecclesiam meam super te. »