HOoLTzMANN
4. V. 19. avaravou pourrait signifier le repos après les fatigues de la moisson (B. Weiss, loc. cil.), mais s'entend aussi bien de la préparation immédiate au repas : « assieds-toi », ou « étends-toi » (JüzLrcmer, I, 611).
5. V.20. sirev 0è adr@ 0 Üeds *ägpuwv, tadtn tf vuxti tv Juynv cou airoÿsiy 470 cou. a dè froipasas tive Eotat; Le mot Quyx ici (et v. 19), le mot Lux, au v. 15, ont le même sens. Que {uw signifie pour Luc « vie dans le royaume » (JüLrcmer, I, 617), c'est ce qui ne résulte pas du texte.
LE RICHE INSENSÉ ait
Au contraire, la situation de ce bourgeois devient presque tragique, 4 . lorsqu'on le montre expirant juste au moment où il allait pouvoir | jouir de son abondance. La sentence de Dieu vient comme une réponse aux projets de l’homme; mais le discours divin peut n être pas qu'un moyen oratoire ! pour exprimer au vif le pouvoir absolu de Dieu sur la vie humaine : le jugement de l'Éternel serait communiqué en songe au riche endormi ?.
Son âme, c'est-à-dire la vie, lui sera réclamée cette nuit même. On ne dit point par qui, et il n’est pas nécessaire de faire intervenir les anges de la mort, ni surtout un vulgaire assassin. Il va de soi que la vie est réclamée par Dieu, de qui on la tient comme un prêt. La perspective de la parabole n’enmibrasse pas la destinée éternelle du riche ; pas n'était besoin de dire que le royaume des cieux ne lui est pas destiné. On montre seulement que c'est folie d'amasser des richesses pour soi, quand on n'est pas maître de sa propre vie ; Dieu prend celle-ci,et les richesses ne profitent pas à celui qui avait peiné pour les gagner, y mettant toute son espérance. Il importe peu que le riche ait eu des enfants ou d’autres héritiers; ayant travaillé pour lui-même, il perd tout en perdant la vie.
La parabole est donc dirigée contre la folie du riche et le défaut de piété qui lui fait oublier qu’il est perpétuellement dans la main de Dieu *. Elle ne vise pas l'emploi quil aurait fallu faire des richesses accumulées, ni le manque de charité qui rendait le riche insensible aux misères de son prochain. Le thème n'est pas spécifiquement évangélique, et les traits particuliers de la fable semblent inspirés de l’Ancien Testament “. Bien qu'il n'en soit pas ainsi d'ordinaire, on n’a pas motif de suspecter l'authenticité de ce morceau.
Mais la conclusion, qui paraît être de Luc, va plus loin que la parabole : tel est le sort de quiconque thésaurise pour soi, et n'est pas riche pour Dieu :. Être riche pour Dieu ne signifie pas être riche selon le jugement de Dieu, en biens que Dieu a pour agréables,