xvur, 34 (cf. Me. 1x
quant à la leçon du service !, il se réserve de la donner plus loin, d'après une source antérieure à Marc. Il amène amsi l’aveugle de Jéricho ? aussitôt après la prophétie de la passion, mais en plaçant le miracle avant l'entrée dans la ville, afin de produire ensuite l’histoire de Zachée *, qui se passe à Jéricho. L'anecdote de Zachée a le même caractère que celle des dix lépreux et de la femme guérie le jour du sabbat : récit symbolique et sans originalité, procédant de la rédaction plus que de la tradition évangélique. Luc parait l'avoir placé avec intention devant la parabole des Mines ‘, au moyen de laquelle il explique le retardement de la parousie. Cette parabole, primitivement identique aux Talents de Matthieu, a été librement glosée en allégorie apocalyptique, et le préambule *, œuvre du rédacteur évangélique, laisse voir la préoccupation qui le domine dans cette partie de son livre.
Pour la manifestation messianique du mont des Oliviers ©, Luc suit Marc en l’abrégeant; il y ajoute deux traits qui ne sont pas de source primitive, et dont le second 7 au moins, Jésus pleurant sur Jérusalem, parait être tout entier de sa rédaction. Ce n'est point par hasard que cette élégie occupe la place donnée par Marc à l'histoire symbolique du figuier desséché $. La protestation des pharisiens * y est coordonnée, comme trait figuratif, et peut venir aussi de l'évangéliste. Le récit de l’expulsion des vendeurs ‘° est extrêmement bref, et Luc remplace les notices particulières de Marc sur les allées et venues de Jésus par une indication générale !! qui sera complétée à la fin des récits concernant le ministère hiérosolymitain. La question des prêtres !?, la parabole des Vignerons meurtriers !?, la question des scribes sur le tribut de César !, celle des sadducéens sur la résurrection !, la déclaration de Jésus touchant le
1Mc:x, 42745.