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la gloire de son rôle par la résurrection ; au tou d'abl croyants de la seconde génération se persuadèrent qu'il : Messie au moment de son baptème !. Ceux qui cherchaie la manifestation du Christ par la révélation de la Sagesse p' adopter ce cadre, et l’auteur du quatrième Évangile paraît S'y être ) formé ?, ou bien s’en tenir à leur idée générale, qui ne réclamait pas la détermination nette du rapport qui avait existé entre la Sagesse et Jésus antérieurement à son ministère. Mais la foi commune exigeait un sym-. bole plus concret, avec une date précise. Fils de Dieu et Dieu, le Christ - #4 avait dû naître de Dieu, sans la participation de l'homme. #i L'idée d'opérations miraculeuses de l'esprit divin dans la formation des hommes prédestinés était déjà familière à la pensée juive ; celle même de la conception virginale du Messie ne lui était probablement pas étran- À gère, au moins comme métaphore, et devait tendre à se réaliser dès que Ë foi messianique se porterait sur un individu déterminé. La vision de l'Apocalypse où la carrière du Messie est figurée par la femme en travail - Her dont le desson! surveille Lenfantement® à, cb dont le fruit est ravi au cie æ
l'on fé autorisé sans doute à remonter plus haut encore, la mise en ah F devant provenir de quelque légende mythologique ‘, comme en provient celle du combat de Michel contre le Dragon. On peut douter cependant que l'idée de la conception virginale provienne de l’ancien fond mythologique. La mythologie connaissait des déesses-mères, que lon ss: pouvait en même temps qualifier de vierges en un sens très large. Mais il semble que l'adaptation même du symbole à son objet israélite ait ren forcé la notion de virginité, parce que la déesse-mère est devenue le judaïsme, la vierge fille de Sion, mère du Messie. Comme il est arrivé en bien d'autres occasions, le symbole a été individualisé ; on a regardé comme vierge la femme qui avait donné ou qui devait donner le jour au Christ. Il n’est d'ailleurs aucunement établi que l'idée de la conception virginale du Messie, dans le sens strict des mots, soit antérieure au christianisme, Le fameux texte d'Isaïe, où les interprètes grecs ont trouvé la mention d'une vierge, a pu fournir un appui à cette idée; il n'aurait jamais pu la créer. Rien n'empêche d'admettre que le rédacteur de Matthieu ait été le premier à y découvrir l'idée de la virginité gardée dans la conception.
2. Voir QÉ. 169, 230-233. À 4 3. AP. x11, 1-6. AE 4. Sur cette question, voir CHEYNE, op. cil.; GUNKEL, 65-70.
. Voir le commentaire de Mr, r, 18-25. PES
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ition messianique en fournissait qui n'étaient pas tout à fait d'accord avec la tradition historique de l'Évangile. Celle-ci connaissait Nazareth comme patrie de Jésus, Joseph et Marie comme ses parents. Celle-là réclamait que le Christ descendit de David, et qu'il naquit à Bethléem. Jésus ne s'était pas donné comme appartenant à l’ancienne race royale ; il avait plutôt enseigné que le Christ était plus grand que David, comme il était plus grand que Salomon, plus grand que Jonas, et qu'il n'avait pas besoin d’être issu du fils d’Isaï selon la chair. Néanmoins saint Paul se croit assuré que Jésus est du sang de David, et il l'affirme ?. Les généalogies qui nous ont élé conservées par Matthieu et par Luc, élaborées dans des cercles où lon ne soupçonnait pas la conceplion virginale du Christ, n'ont pas d'autre objet que de rendre sensible cette filiation davidique, en la déduisant, par une chaine ininterrompue, depuis David jusqu’à Joseph, et par Joseph jusqu'à Jésus lui-même.
Le fond des récits de Luc repose sur cette donnée et sur celle de la naissance à Bethléem : l’annonciation de Jean-Baptiste et celle de Jésus sont imitées de l'Ancien Testament; une conjecture très arüficielle et médiocrement heureuse sert à expliquer comment Jésus de Nazareth a pu naïître à Bethléem. L'ensemble des anecdotes, y compris celle de Jésus à douze ans, n’a rien qui dépasse les facultés moyennes d'invention ‘des hagiographes populaires à toute époque et en tout pays. Aussi bien la légende n'appartient-elle pas à quelque grand courant de la pensée chrétienne. Elle à souri d'abord à la piété d'un groupe restreint, et elle s'est répandue peu à peu, parce qu'elle flattait la piété commune, et que nulle tradition positive n'y contredisait.
Les récits de Matthieu sont moins bien liés comme légende et procèdent plus étroitement de la tradition apocalyptique, avec une préoccupaton d'apologie. Celui de la conception virginale, envisagée du côté de Joseph, esl une défense assez faible contre la risée des incrédules et surtout des Juifs, à qui s'adresse directement la preuve tirée du prophète Isaïe. L'histoire des mages et d'Hérode exploite d'autres textes prophétiques, en les associant à l'idée apocalyptique du Messie en danger de mort à sa naissance %. En supposant que les parents de Jésus habitaient Bethléem, el que des circonstances indépendantes de leur volonté les ont amenés à Nazareth} l'évangéliste témoigne un moindre sens de la réalité que la source de Luc. Ses pieuses fictions ont dû pareïllement se former d'abord dans un petit cercle, et se répandre de là dans les communautés