Lc.ur
tenait à la tétrarchie d’Antipas. C’est dans cette bourga grandi. I] ne fréquenta sans doute jamais les écoles des ra peut-être apprit-il à lire auprès du hazzan?, l'appariteur d gogue, fonctionnaire qui, dans ce temps-là, était peut-être déjà n d'école, comme on le voit plus tard. Joseph était ouvrier en bois, pentier, menuisier, charron, et Jésus exerça d'abord le métier paternel Le sentiment religieux et l'espérance d'Israël avaient dû s'emparer. son âme dès son âge le plus tendre, et dominer sa jeunesse, puisqu'on voit, à trente ans, libre de tout engagement, tout prêt à suivre la vocalion qui le pousse hors de son atelier, du foyer paternel et de son pays natal. La lumière intérieure de sa conscience paraît avoir été le principal de ses maitres, celui qui l’aida à comprendre l'univers, à juger hommes, à percevoir la profonde signification de ce règne de Dieu que tous attendaient, et qu'il se sentit lui-même un jour AppE à réaliser. Sa famille était certainement pieuse ; mais l'étonnement qu'y provoqua son | entrée en scène comme prédicateur de l'Évangile montre que rien n'y avait été moins prévu ni préparé que cette vocation supérieure. Quand. 2 il se mit à annoncer le prochain avènement du royaume céleste; gas ‘0 mère Marie était restée seule à la tête d'une famille qui paraît avoir été r: assez nombreuse *. Aucun membre de cette famille ne semble de adhéré à l'Évangile avant la mort de Jésus.
Ce fut probablement Jean-Baptiste qui, sans le vouloir, donna l'éveil es à la vocation du Sauveur. La crise que traversait la Judée avait suscité un prophète. Jean prêchait le repentir et donnait le baptême pour la rémission des péchés, en vue du grand jugement qui allait s’accomplir, et du règne de Dieu qui allait venir f. L'Éternel allait prendre en main le van du laboureur, pour secouer le produit de sa moisson; toute la menue paille s’envolerait au vent et serait brûlée. Le bon grain seul resterait pour le grenier du Seigneur‘. Cette prédication de terreur eutun grand retentissement; on venait de loin pour entendre Jean, qui se tenait ordinairement sur le bas Jourdain, baptisant dans le fleuve ceux que touchaient ses paroles ardentes. Jésus fut attiré comme les autres, et peut-être par un intérêt déjà plus puissant chez lui que chez tout autre