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+ religion. Les personnages connus sous le nom de propl représentants du iahvéisme progressiste, à côté des prêtre résen taient, en Israël comme ailleurs, la stabilité de la rad ltuelle. Les hote se firent un idéal de justice et de moralité rit à fois le caractère de lahvé, la règle de son alliance et le principe de S& laveur. En même temps qu'ils concevaient lahvé comme le Dieu unique. auprès duquel les dieux étrangers n'étaient que des puissances subordonnées ou des idoles de néant, ils voyaient en lui le juge des cons- D ciences, à qui nul hommage n’est plus agréable que la pureté du cœur et l'équité, l'irréprochabilité de la conduite; qui n'agrée pas les sacri fices pour eux-mêmes, el qui les a plutôt en abomination s'ils sont offerts par des hommes injustes, en vue de le gagner par des présents, et comme s'il avait besoin des holaucaustes !. Si maintenant la nation est éprouvée, ce n'est pas seulement parce que lahvé est en colère et qu'il veut châ= tier son peuple, c'est qu'il a une raison de le châtier, et qu'il entreprend … de le purifier. Que l’on s’abstienne de l'idolâtrie, que l’on pratique la. justice et le droit, et l’on aura la paix dans la plus entière prospérité. » Ce sera le bonheur dans la justice, et Iahvé tiendra les nations en res- : pect, pour qu'elles ne troublent pas la sécurité du peuple élu. Seront- pe "4 elles de leur côté attirées vers Israël et son Dieu, qui apparaît comme le Dieu de l'univers ? Certaines voix le proclament ? ; mais si quelques. unes semblent leur attribuer une place et une part égale à celle d'Israël …
Gentils est un élément accessoire dans la perspective du règne de jus- ne tice, et cette participation même est plutôt celle de sujets ou de tribu- ER taires que celle de citoyens du royaume ?. Le nationalisme primitif sub- » We sistait au moins dans le cadre et l'économie extérieure du royaume de 20
Dieu ; il se maintient encore de cette manière jusque dans l'Évangile de. LS Jésus. re
Cependant le règne de Dieu n'est pas une simple réforme sauvegar- a+ dant le droit du Créateur et garantissant le bonheur des croyants. L’ac- 54
lion de Jahvé ne s'exerce pas seulement dans le cœur des individus et dans l'histoire des peuples, elle gouverne l'univers entier, dirigeant toutes ses puissances et domptant celles qui sont ennemies de l’ordre. Toutes les vieilles cosmogonies connaissent une lutte de la lumière et des Lénèbres, de la force qui organise le monde, et de celle qui fait le chaos. La tradition d'Israël n'ignorait pas cette lutte épique du Dieu créateur contre le chaos personnifié ; mais de même que la mythologie