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1. Se rappeler Is. 1 2, On connaît le texte Is. 11, 2-4 (Mrcn. 1v, 1-5). 3. Voir par exemple Is. 1x.
avait transporté au terme initial des temps une lutte qui ne laissait pas d’être actuelle et conçue même encore comme telle, il était naturel que lon en vint à l'idée d’un triomphe définitif de l’ordre sur le chaos, qui coïnciderait avec le triomphe définitif du bien sur le mal !. Telle était la doctrine eschatologique des Perses; telle fut, non peut-être sans quelque influence de celle-ci. la- doctrine eschatologique d'Israël ?. On en était venu à considérer la puissance des ténèbres et du chaos, ennemie de Iahvé créateur, comme l’ennemie de lahvé dans le cœur et dans l’histoire des hommes, comme l'instigatrice du péché, la révélatrice de l’erreur, l'auteur et l'objet des cultes idolâtriques *. Elle avait ainsi son règne qui élait opposé à celui de Dieu, et qui devait être anéanti au profit de celui-ci, pour qu'il fût à l'abri de toute inquiétude et de toute perturbation. Les royaumes terrestres, oppresseurs d'Israël, étaient les instruments et les organes du Mauvais ; ils devaient disparaitre pour faire place au régne d'Israël, qui était le règne des justes, le règne de Dieu #. Dans cette grande instauration de l’ordre divin, dans cette régénération de l'univers, la justice de Dieu se manifesterait par la résurrection de tous les vrais croyants qui étaient morts sans avoir reçu leur récompense *. Ainsi l'espérance du règne de Dieu s’achevait en un système complet de doctrine, l’on peut dire de vie, qui avait comme cadre la religion nationale, comme règle une morale fondée sur ur principe de religion universelle, comme couronnement la transformation du monde et la consommation du bonheur dans la justice pour l'élite d'Israël et de l'humanité depuis le commencement.
Ce triple élément se retrouve dans la conception du royaume prèché par Jésus. Le Christ ne se présente pas comme fondateur d’une religion nouvelle, ni même comme réformateur de la religion traditionnelle; il vient pour laccomplissement de la grande espérance, et il ne parait