Lc. xv
Lc. xv, 11-32.
. Lc. vir, #1-43. Parabole encadrée dans l'histoire de la pécheresse.
Mr. xx, 28-32.
Mr. vi, 12 (44-15; Mc. x1, 25).
Mr. xvur, 23-35.
LU
LE
rité du tan on vient de le voir. La charité de Dieu A È lité, de confiance et de bonne volonté. Dieu aime mieux un pécheur qui s'avoue Lel par un sentiment de repentir sincère, qu'un prétendu juste qui est content de lui-même : c'est ce qui apparaît dans le cas du pharisien et du publicain qui étaient montés au temple pour prier !. Mais la confiance doit être associée à l'humilité : comment n'’aurait-on pas foi en la bonté de Dieu ? Celui qui habille les lis des champs, et qui nourrit les oiseaux du ciel, pourrait-il être indifférent aux besoins des hommes ses enfants ?? Un père à qui son fils demande du pain lui donne-t-il une pierre, ou bien un serpent, si l'enfant lui demande un poisson *? Si l'on n'est pas tout de suite exaucé, qu'on ne se décourage pas : tout cède à une prière persévérante, comme il advint dans l’histoire de l'ami importun *, et dans celle de la veuve et du mauvais juge *. Serait-il possible qu'on n'obtint pas de la bonté de Dieu ce qu’on obtient de l’égoïsme des hommes ?
I faut d'autre part savoir jouer le tout pour le tout, tout perdre pour tout gagner © : on doit faire comme l'homme qui avait trouvé un trésor dans un champ, comme le marchand qui avait découvert une perle unique en prix ; tous deux vendirent ce qu'ils avaient, pour acquérir un objet de valeur infiniment plus grande 7. C'est acheter pour rien Île royaume des cieux que de lui sacrifier tous les biens de ce monde. N'estil pas vrai, au surplus, que nul ne peut servir deux maîtres $? Si l’on veut être à Dieu, qu'on abandonne le service de Mammon! Qu'on n'imite pas le riche insensé qui amassa tant de provisions auxquelles il ne goûta point *! Mais, si l’on n'est pas capable des sacrifices nécessaires, inutile de Ronde la récompense : on n’essaie pas de bâtir une maison quand on n’a pas de quoi subvenir aux frais de la construction ; un roi sensé ne se met pas en campagne s'il n’a de quoi subvenir aux frais de la guerre !°.
Le royaume vaut bien tous les renoncements qu'il exige, car son ave-