‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 251 sur 807 · Horrzmanx · texte numérisé non relu

Horrzmanx

à. B. Wuuiss, Die vier Evangelien im berichtiglen Text (E.) 282. Scnanz, 81.

6. Il ne semble pas que 57: soit simplement narratif dans la phrase : Àéyouoæ

comme Sara et Rachel, a avoir fait cesser Top de sa : lité !. Son discours est en rapport avec l'opinion juive et o

tale qui voit dans la stérilité de la femme une marque du mécoie* 5

tentement divin et une grande humiliation.

Luc, 1, 26. Et au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, 27. à une vierge, fiancée à un homme appelé Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. 28. Et l'ange étant entré chez elle, dit : « Salut, pleine de grâce, le Seigneur soit avec toi. » 29. Et elle fut troublée de ce discours, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. 30. Et l’ange lui dit : « Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce devant Dieu ; 31. tu vas concevoir et tu enfanteras un fils, et tu le nommeras Jésus; 32. il sera grand, et on l’appellera Fils du Três-Haut ; et le Seigneur Dieu lui

donnera le trône de David son père; 33. il régnera sur la maison de =

Jacob pour les siècles, et son règne n'aura pas de fin. » 34. Et Marie dit à l'ange : « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? » 35. Et l'ange, répondant, lui dit : « L'Esprit saint viendra sur toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira ; c'est pour cela même que le saint enfant sera dit Fils de Dieu. 36. Et voici qu'Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et celle qu'on disait stérile en est à son sixiéme mois, 37. parce que rien n'est impossible à Dieu. » 38. Et Marie dit : « Voici la servante du Seigneur; qu'il m'arrive selon {a parole. » Et l'ange la quitta.

L'évangéliste ne s’est pas soucié d'indiquer le mois ni même l’année où le Christ fut conçu ; il se contente, pour le moment, de dater la conception de Jésus par rapport à celle de Jean-Baptiste. Au sixième mois de la grossesse d’Élisabeth, le messager Gabriel est envoyé par Dieu près de celle qui doit être la mère du Christ, à Nazareth en Galilée, où elle demeurait?. Le nom de Galilée appliqué autrefois à une région peu étendue, avoisinant le lac Tibériade, et où la population était mêlée de païens et de Juifs,

tt otwe pot renoinzev xdp10s. Rien n'empêche de donner un sens explicatif : Élisabeth se cache parce que la faveur de sa grossesse est comme un secret divin qu'elle doit garder provisoirement.

AGEN. xxx 05 xxx, 123

2. V. 26. ëv 0è 7G unvt T® Extw aneotéAn 0 ayyshos l'aBprnA 4x0 zo eo eç row rñs Daktaias n ôvoua Naïapér.

désigne officiellement, aux temps évangéliques, la province septentrionale de la Palestine, en deçà du Jourdain. Nazareth, située sur l’ancien territoire de la tribu de Zabulon, presque à égale distance du lac de Tibériade et de la Méditerranée, dans la montagne qui limite au nord la plaine d’Esdrelon, était une petite ville dépourvue de toute célébrité! ; elle n’est pas mentionnée dans l'Ancien Testament ni dans Josèphe.

D’après Luc, Nazareth est done la patrie du Christ, l'endroit où ses parents, dès avant sa naïssance, étaient domiciliés. Cette indication est conforme à la tradition historique de l'Évangile, et Luc, bien que préoccupé, tout autant que Matthieu, d'établir la thèse messianique de la naissance à Bethléem, se montre ici mieux informé que le rédacteur du premier Évangile. Il affirme comme lui, dès le début, la thèse de l’origine davidique, en observant que Joseph était de la race de David: et il s’abstient aussi, comme Matthieu, de faire allusion dans ce récit au métier que Joseph exerçait ; 1l n'indique pas plus que Mathieu la famille de Marie. Car la notice : « de la maison de David », se rapporte seulement à Joseph ?. Que Marie, pour épouser un descendant de David, ait dû appartenir elle-même à la race royale, c'est à quoi sans doute il n'a pas songé. Il lui était trop facile de le dire, et 1l aurait dù le dire, pour que la conception virginale ne fournit pas un argument contre l'origine davidique de Jésus. L'évangéliste n’a pas prévu cette objection, ou, s’il la prévue, il n'a pas voulu affirmer que Marie descendait de David, sa source ne le disant pas.

On peut même soupçonner que la source rattachait Marie à une famille plus ancienne et non moins illustre que celle des rois. Gabriel dira plus loin qu'Élisabeth est sa parente; or Élisabeth est de la race d’Aaron, et les paroles de l'ange n'ont pas été écrites à la légère; elles supposent que Marie aussi est de la race d’Aaron. On peut aller plus loin encore et dire qu'elles supposent dans le récit antérieur une indication, maintenant supprimée, touchant ‘l’origine aaronide de Marie. La place

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