‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 252 sur 807 · Cf. Jx. 1, 46; vu · texte numérisé non relu

Cf. Jx. 1, 46; vu

2. V. 27. ro0c raplévoy Euynoteuuevny àvdpi & ôvoua ’Iwono, € oïxou Aavsid, xai to Ovoua ts rapÜévou Mapiau. Si la notice ?£ oïxou Aaveid se rapportait à Marie, l'évangéliste aurait écrit xai =0 üvoux avrñs, non zñc zapbévou. Cf. 1, 4, où l’origine davidique est affirmée pour Joseph seul.

nat us) ts

la mention a sa PR comme on à ons mentionnée mr son de David après le nom de Joseph: si l’on ajoute : « de la

maison d'Aaron », tout le récit gagne en unité, et l'allusion de

Gabriel est préparée. Mais l’origine davidique de Jésus tombe en même temps. C'est peut-être ce qu'aura pensé l'évangéliste, et il aura supprimé l'indication, se contentant, pour son propre compte, des hypothèses auxquelles se sont arrêtés les exégètes : Marie

pouvait être de la race de David, puisque Joseph en était, et sa

parenté avec Élisabeth n'implique pas le contraire. D'autres, moins réservés, ont introduit dans le texte l’origine davidique de Marie !.

Marie n'est encore que fiancée à Joseph, et non mariée. A cet égard, Luc ne contredit pas Matthieu, dont le récit présente d’abord Het et Marie comme fiancés, en plaçant la conception de Jésus avant leur mariage. La vierge est seule dans sa maison, comme Zacharie était aa dans le sanctuaire, lorsque l'ange lui est apparu. Gabriel la salue avec le respect qui convient à la mère du Christ? : il la dit « gratifiée » de Dieu, honorée et comblée de la faveur céleste. Les paroles : « salut », et « le Seigneur soit avec toi », appartiennent au formulaire commun des salutations: il n'y a pas lieu de leur attribuer ici une signification particulière, mi de traduire la seconde : «le Seigneur est avec toi. » Plusieurs témoins ajoutent : « bénie entre toutes les femmes »: mais ces paroles ont dû être empruntées à la salutation d’Élisabeth?. Marie est troublée de ce qu’elle entend ‘: elle ne ressent pas cette frayeur extrême qui accablait Zacharie, mais l'espèce d'inquiétude que donne le pressentiment d’une communication importante dont on ne peut deviner l'objet: elle se demande ce que peut présager la salutation du messager divin. Elle sait qu'elle a devant elle un

1. Vers. syriaque du Sinaï {Ss. dans n1, +, d’où l’on peut conjecturer qu'il en était de même ici: mais le texte de r. 16-38 fait défaut.

2. V.98. yaipe, xcyaorrouévn, 6 zvoios merà soù (cf. Juc. vi, 12? Ruru, 1, 4): Une promesse spéciale d'assistance divine (B. Weiss, E. 282) n'a pas ici de. raison d'être ; cette garantie viendra au v. 30.

De . 42.

4. NV. 29, lire f Ô? x: =& Àdyw dr:ra0dy ln | N B L D), au lieu de %, 3ë ‘üodox drera-

247 0n ir 5@ ÀoYw 2070 (texte reçu).

ange, puisque Gabriel lui parle en envoyé de Dieu, sans autrement se faire connaître. L'ange la rassure, comme il a rassuré Zacharie, et comme l'ange anonyme de Matthieu rassure Joseph !. I] lui redit la parole, si fréquente dans l'Ancien Testamment : « Tu as trouvé grâce devant Dieu*® ». Et pour preuve de cette assertion, il lui annonce qu'elle va devenir mère du Messie.

Les termes dont il* se sert sont imités de la prophétie d'Isaïe touchant la naissance d'Emmanuel, et l'on peut croire que l’évangéliste y renvoie implicitement le lecteur. Le nom de Jésus‘ se substitue au nom. d'Emmanuel ; il n’est pas plus expliqué que celui de Jean. Ces noms ont cependant une signification que l'auteur primitif avait en vue lorsqu'il écrivait ces récits, mais qu'il n'a point exprimée. non plus que la référence à Isaïe, parce que ses lecteurs n’avaient pas besoin de telles explications. Luc n'aura pas jugé à propos de les suppléer. Le discours de l’ange marque très nettement que Jésus sera le Messie annoncé par les prophètes; « 1l sera grand », lui aussi, mais non seulement par la sainteté de sa vie et par les conversions nombreuses qu'il lui sera donné d'opérer : on l’appellera « Fils du Très-Haut ? ». Qu'il s'agisse du Fils de Dieu promis, ou de la dignité du Fils de Dieu que l’on devra reconnaître à Jésus, l'idée contenue dans cette désignation est purement juive et sans rapport avec celle de la conception virginale. Le Fils du Très-Haut est celui que Dieu appelle son Fils en tant que Messie, roi prédestimé à gouverner, dans la paix et la gloire, le peuple élu de Dieu‘. selon que Gabriel le dit ensuite : « le Seigneur lui donnera le trône de David son père », et 1l règnera éternellement sur Israël. La

Mr. x 20.

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