‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 263 sur 807 · SL · texte numérisé non relu

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. Aai &ytov +0 Ovoua adroë. Cf. Ps. cxr, 9.

8. Il en est ainsi dans le cantique d'Anne, que l’on va suivre de “ près dans les vv. 51-53. Cf. Ps. Lxxxix, 11.

9. Le renversement des conditions sociales, l’exaltation des humbles et des pauvres conviennent à l'idéal de Luc. Hocrzmann, 312.

10. V. 1. éroinsev xpdros iv Boaytov: adrod. Cf. Ps. exvunr, 15.

Rai NE QUE ANNONCIATIONS Ki 301

mêmes !: il abat les puissants, il élève les humbles: il comble les affamés et n’accorde rien aux riches *. On ne saurait dire le sens particulier que Luc a pu rattacher à ces antithèses. La fin montre que ces manifestateurs de la puissance et de la miséricorde ne sont pas sans relation avec l'avènement du règne messianique. Toutes ces œuvres diverses sont coordonnées au relèvement d'Israël *, le serviteur de Dieu, comme il est dit en Isaïe; et Dieu s'occupe d'Israël, le prend sous sa protection, pour se souvenir de la miséricorde ‘; il doit intervenir, parce qu'il est miséricordieux par nature, comme il a montré déjà qu'il l'était, et comme il a promis de l'être en parlant aux grands ancêtres * : il se souviendra de cette miséricorde en faveur d'Abraham et de sa race ; ce qu'il fera pour Israël sera fait pour Abraham. Cette finale aurait pu être écrite par un juif aussi bien que par un judéo-chrétien: en toute hypothèse, elle forme la conclusion naturelle du psaume et ne peut être considérée comme un élément adventice 5.

La femme inspirée se tait. Sans entrer dans d’autres détails, et parce que l'objet de la mise en scène était d'encadrer la double prophétie d'Élisabeth, le narrateur ajoute simplement que Marie resta avec elle environ trois mois, ce qui conduit à peu près au terme de la grossesse d'Élisabeth. Cette indication ne paraît pas avoir de signification particulière, elle atteste seulement le souci qu'a le'narrateur de tenir le fil de sa chronologie. Marie s'éloigne avant la naissance de Jean-Baptiste, parce que sa place n'est pas marquée dans le tableau qu'on va décrire. Elle s'en retourne chez elle. On ne peut dire si, dans la pensée de Luc, la maison où elle rentre est celle de Joseph : il est permis de le croire, et de supposer même que c'est déjà dans cette maison qu'a eu lieu l’'annonciation, les époux étant dits fiancés à raison de l'idée que Luc se fait de leur mariage. Dans l'esprit du récit primitif, Marie retourne dans sa

tac aurov. Cf. Ps. £xxxix, 11 ; Lxxvi, 6.

. Cf. I Sam. n, 5, 7-8. Ps. xxxiv, 10-11; cvur, 9. Jos, v, 11; xur, 19; xxx, 9. . V,54. àvrshaGsro ’Ioscañà ra:doc auros. Cf. Is. xzr, 8-9 (LXX) : sù Ô£, ’Ioparà, 6 pou (972%)... où ayT=ÀaGOUNY (PAPA RON).

. uynsÜïvar keôve marque l'intention.

5. Dans le v. 55, xafws 2Atknosv reoc zods ratéous mu@v (cf. Micn. vir, 20) forme une proposition incidente qui sépare uvnsfñva: kéovs de son complément : t@ ’AfGoaèu rat =@ ariouart avtob ste 70v aiGva. Cf. Ps. xcvurr, 3.

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