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tôt un indice du contraire !. On peut enlever les, ded ; sans faire tort à la narration qui les encadre. Le A: par: avoir été ajouté pour donner une expression plus complète à l'ins=. piration d'Élisabeth, et le Benedictus, pour figurer l'action de grâces de Zacharie, le montrer lui-même en prophète inspiré ?, à l'instar d'Élisabeth, et faire pendant au Magnificat. Mais il ne suit pas de là que les cantiques aient été insérés dans le récit par l’évangéliste, et qu'il ne les ait pas déjà trouvés dans la source #.

Dans le cantique de Zacharie, comme dans celui d’ Élisabeth, l'élément personnel se détache aisément du contexte, et, une fois enlevé, laisse subsister un psaume, imité de l'Ancien Testament, dans le même esprit que le Magnificat. On y retrouve cinq strophes, de deux distiques chacune, la quatrième seule se rapportant à Jean- Baptiste ‘: la mesure, d'ailleurs, ne paraît pas fort régulière, et l’on peut ici encore se demander si l'on est en présence d’un cantique hébreu plus ou moins librement traduit et glosé, ou d’une composition grecque où l’on aurait imité le style des Septante. Cette dernière hypothèse n’est peut-être pas la moins vraisemblable ÿ,

Après la formule solennelle qui introduit le Benedictus comme une prophétie inspirée, le cantique commence par la doxologie usitée dans les Psaumes : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël 5 ». Le motif de la louange est le salut messianique ; mais, comme dans le Magnificat, la description procède par traits généraux, exprimés par des aoristes grecs, que l’on pourrait être tenté de traduire au

J. Weiss, 314. Le .v. 64, en effet, ne prévoit pas le cantique. « Il parlait

en bénissant Dieu » ne signifie pas : « Il dit un psaume », mais indique l'usage

que fait Zacharie de la parole recouvrée. Le rédacteur s'empare de ces « bénémr » pour y rattacher son cantique : « Béni soit le Seigneur ! ». . V. 67. xai Zayapias 6 ratio adroù ErAdoün rvesuaroc Gylou xai Encoprreuosv

ir yov. Cf. vv. 41-42 (supr. p. 297, n. 4).

. Hypothèse de Hïllmann.

: Vv. 68-69; 70-72; 73-75; 76-77; 78-79.

5. Hocrzmanx, 313, attribue les psaumes au rédacteur du troisième Évangile, et il est vrai, du moins, que ce rédacteur les a retouchés et appropriés à son style; mais on peut faire valoir contre l'hypothèse de la composition par le rédacteur un argument de fait : les cantiques ne semblent pas avoir été composés pour la fin à laquelle ils sont employés, et les passages concernant Élisabeth dans le Magnificat, Jean dans le Benedictus, ont tout l'air d'y avoir été ajoutés pour les mieux adapter à cette fin.

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