Cf. Ps: xer, 14: cxxir, AB MLxxXIX 03 ICE
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NAISSANCE DE JEAN-BAPTISTE Ho
passé ; c'est à la fin du cantique seulement que s'ouvre la perspective de l'avenir. Ainsi les deux poèmes, taillés sur le même patron, sont aussi conçus dans le même style, et l'on doit interpréter les aoristes du Benedictus comme ceux du Magnificat : dans les morceaux exploités par le psalmiste, ils ne sont pas en rapport avec la circonstance du temps ; dans l'emploi qu'on en fait ici, ils visent le présent et l'avenir messianiques. Dieu visite son peuple afin de le sauver !; c'est pourquoi il suscite dans la maison de son serviteur David? « une corne de délivrance ? », c'est-à-dire la puissance, le roi messianique, par qui vient le salut. Cette affirmation très nette de la venue du Messie serait inexplicable dans un psaume juif: mais elle convient à un psaume judéo-chrétien “.
En assurant le bonheur des fidèles Israélites, Dieu accomplit les promesses qu’il a faites par les prophètes d'autrefois, il dégage la parole qu'il a donnée à Abraham : la même idée s’est rencontrée dans le Magnificat *. Le salut$ d'Israël consiste en ce qu'il sera délivré de ses ennemis, c'est-à dire des païens qui l’oppriment ; l’ancienne alliance dure toujours ; elle s'identifie avec le serment juré par Dieu à Abraham 7; le but de toutes ces prophéties et promesses,
4. V. 68. ott ireoxédaxo rai Eroinosv Aôtpwow, +6 ÀaG aÿtod. Cf. Ps. ext, 9. Le complément de ixe5z£laxo : « son peuple », est sous-entendu et facile à suppléer par le contexte. Cette « visite » de Dieu est un terme familier à l'Ancien Testament (523); Dieu visite pour le châtiment ou le secours; il s’agit ici d’une visite favorable (Cf. Ps. cv, #). La comparaison avec la visite d'un médecin (Hocrzmanx, loc. cit.) paraît étrangère à la pensée de l'évangéliste. Noter la correspondance de ce début avec celui du Magnificat, vv. 46-47 et (48) 49.
PAU CACT EV: 02).