‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 279 sur 807 · ACT, 11, 30; x1xr, 235 Supr'. p · texte numérisé non relu

ACT, 11, 30; x1xr, 235 Supr'. p

». Eusèse, ist. ecel. 1, 7.

une objection non moins sérieuse que sa patrie galiléenne. A cette seconde difficulté on répondait par les récits de la naissance à Bethléem; les généalogies vinrent d'abord, pour suppléer à l’insuffisance de la première tradition. Leur antiquité relative semble résulter du fait qu'elles aboutissent toutes les deux à Joseph, en sorte que les récits de la conception virginale les rendent superflues. Autant il est certain que les évangélistes ont trouvé moyen de leur conserver une valeur probante, en attribuant à la paternité putative de Joseph une signification juridique, autant il est clair que l'on n'aurait jamais songé à dresser de pareilles listes en vue d’un si maigre résultat. L'idée de la conception virginale est en rapport avec la notion du Christ fils de Dieu, qui doit sa dignité à une origine surnaturelle ; comme l’idée johannique de l'incarnation du Verbe, elle éclipse et annule, en quelque façon, l'origine davidique. Quelle que soit leur date, de pareils essais correspondent à un degré inférieur et tout primitif de la pensée chrétienne sur le rôle messianique de Jésus. Le Messie est encore et surtout le Sauveur d'Israël, le rot qui s’assiéra, comme héritier naturel et légitime, sur le trône de David. Saint Paul, qui a brisé ce cadre pour faire place aux Gentils, le garde comme point de départ et comme dernier terme de sa théorie du salut. Les généalogies n'ont de sens que par rapport à l'idéal messianique des Juifs, et c'est en vue de la controverse avec les Juifs qu'elles ont été composées. Elles sont restées dans les Évangiles de Matthieu et de Luc, écrits au point de vue du christianisme universel, comme des morceaux de tradition incomplètement assimilés. Celle de Matthieu ne fait pas corps avec le récit, et celle de Luc y est insérée par un artifice de rédaction que l’évangéliste n’a pas cherché à dissimuler. Elles existaient avant les Evangiles qui nous les ont conservées, et qui n’y ont guère fait d'autres modifications que celles qui étaient indispensables pour les adapter aux récits de la conception virginale !.

Marx. 1, 1. Généalogie de Jésus- Luc ur, 23. Et Jésus lui-même, en

Christ, fils de David, fils d'Abraham.

2, Abraham Isaac engendra Jacob: Jacob engen- Juda

engendra Isaac :

dra Juda et ses frères; 3.

commençant, avait environ trente ans, étant le fils, à ce qu'on croyait, de Joseph. (fils) d'Héli, 24. (fils) de Maittat, (fils) de Lévi, (fils) de Melchi, (fils) de Jannaï, (fils) de Joseph,

1. Se reporter, pour Luc, au commentaire de 1, 34-35, supr. pp. 290-294.

engendra Pharès et Zara, de Thamar ; Pharès engendra Esron; Esron engendra Aram; 4. Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon; 5. Salmon engendra Booz, de Rahab; Booz engendra Obed, de Ruth; Obed engendra Isaï; 6. Isaï engendra David le roi; David engendra Salomon, de la femme d'Urie; 7. Salomon engendra Roboam; Roboam engendra Abiam; Abiam engendra Asa; Josaphat ; Josaphat engendra Joram; Joram engendra Ozias; 9.

Ozias engendra Joatham; Joatham engendra Achaz; Achaz engendra Ézéchias; 10. Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amon; Amon engendra Josias; 11. Josias engendra Jéchonias et ses frères, dans la déportation à Babylone ; 12. et après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel ; Salathiel engendra Zorobabel; 13.

Zorobabel engendra Abiud; Abiud engendra Éliakim; Éliakim engendra Azor; 14. Azor engendra Sadoc; Sadoc engendra Achim; Achim engendra Éliud; 15. Éliud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Mathan; Mathan engendra Jacob; 16. Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, , qu'on appelle Christ.

17. Ainsi toutes les générations, d'Abraham jusqu'à David, sont quatorze générations; et de David jusqu'à la déportation à Babylone, qualorze générations; et de la déportation à Babylone jusqu'au Christ, quatorze générations.

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