‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 302 sur 807 · HoLTzMaANN · texte numérisé non relu

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3. V. 34. 00ù oùvtos aeïta! als mzûat) 221 4v497a0tY 70NAGY y To 'IopaïÀ nai ste snpetoy ävztksyouesvoy. Pour la « pierre d'achoppement », cf. Is. vur, 14; et pour le «signe », Is. x, 12, en notant que le signe de ralliement se transforme ici en signe auquel on s'oppose.

k. V. 35. 07m àv aroxa)volüst, 24 To AGY 2ap0uY Dtahoyusuoi.

NAIS SANCE DE JÉSUS 359 quelque embarras. Il est dit d'abord que Jésus « est mis », c'est-à-dire prédestiné « pour la chute et pour le relèvement », où « pour la résurrection de plusieurs ». Les deux images de « chute » et de « résurrection » s'accordent assez mal, parce que l’antithèse n'est pas développée ni même suffisamment indiquée. Celle de la chute est dentique à la pierre d’achoppement, familière au style de l'Ancien Testament : la résurrectiou est tout autre chose, et la phrase, néanmoins, est construite de telle sorte que le même groupe de nombreux Israélites semble fournir ceux qui tombent et ceux qui se se relèvent : la distinction des deux catégories ne se poursuit pas dans le reste du discours, puisque le signe auquel on contredit signifie les opposants, et que la révélation des pensées secrètes les vise encore. Il est possible que la « résurrection » ait été introduite après coup dans un texte qui concernait uniquement la contradiclion que Jésus avait rencontrée * : l'esprit de ce texte n'aurait pas été pour cela hellénochrétien *, mais judéochrétien, comme certains discours des Actes, où l’on juge sévèrement la conduite de la nation et de ses chefs à l'égard de Jésus”.

Plus irrégulièrement encore s’introduit l’allusion qui concerne Marie elle-même ‘: c'est une sorte de parenthèse assez obscure en soi, et dont le rapport avec le contexte est malaisé à déterminer. Origène a pensé que le glaive dont l’âme de Marie devait être transpercée était le doute sur la mission divine de son fils, à l'occasion de sa mort ?. Si le discours était d’une seule venue, et qu'on dût interpréter par la conclusion : « pour que les pensées de plusieurs cœurs soient révélées », ce que Siméon dit à Marie, cette explication mériterait peut-être plus de faveur qu’elle n’en a trouvé auprès des exégétes modernes : mais comme l’apostrophe à la mère de Jésus vient en surcharge et peut appartenir à une autre couche de rédacüon, par conséquent à un autre courant d’idées que son contexte, on doit plutôt la considérer à part et choisir le sens qui convient

EMA WEIsSs, 337.

2. Il ne s'agit pas précisément de ce que Paul 1 Cor.r, 23: Gars. v. {1 appelle « le scandale de la croix » (opinion de Horrzmaxx, 3211.

FOCUA GE. dr, 36:01v,. 27-29 : var, 51-53:

%. xai G0ù de avc nv Vuyy drehcboetat £ougaia.

>. Cette opinion d'Origène n'a pas été sans écho dans la tradition. Cf. Mar- DONAT, Îl, 113, et noter la réflexion : « Melius de sanctissima Virgine cogitandum ».

la ARRETE, pe par son fils, c’est-à-dire, en défnitre

de la passion !, quoique la présence de Marie au pied de la croix … ne soit pas plus visée iei qu’elle n’est signalée dans le récit de la

mort du Christ. Si l’on admet que ce membre de phrase est surajJouté, on est induit à soupçonner que, dans la source, le discours

de Siméon ne s'adressait pas à Marie seule *, et qu'il était introduit

par la formule : « et il les bénit et il leur dit », ce qui donnait un

meilleur équilibre au récit.

Lé nom de la prophétesse est le même que celui de la mère de Samuel; on a soin d'y joindre celui de son père et de sa tribu, ce qu'on a négligé de faire pour Siméon. Le père de Hanna, « grâce »

s'appelait Phanuel, « face de Dieu », et il était de la tribu d’'Aser

Une sorte de notice biographique complète ces indications : Anne

n'avait été mariée qu'une fois”, et elle avait vécu sept ans avec.

l'époux de sa virginité : elle était donc jeune encore quand elle devint veuve; mais, pareille à Judith, elle n'avait pas voulu choïsir d'autre mari, et elle avait passé sa vie, Jusqu'à l’âge de quatrevingt-quatre ans, sept fois douze ans, dans le jeûne et la prière. Anne est un type de sainte femme, comme Siméon est un type de

juste: les différences qui apparaissent dans la manière de les pré-

senter au lecteur, et de faire valoir leurs mérites, tiennent à leur condition personnelle, on pourrait presque dire à leur sexe, non à l'abondance plus ou moins grande des renseignements que la tradition aurait possédés sur l’un et sur l’autre. Anne arrive, comme Siméon, et il est probablement sous-entendu que l'Esprit divin n'est pas étranger à sa démarche ; elle aussi reconnaît le Messie dans l'enfant qu'on apporte au temple, et elle parle de lui à tous les pieux [sraélites qui se trouvent dans le saint lieu. Le narrateur n'entre pas dans d'autres détails sur cette rencontre et sur les dis-

HozrzManx, loc. cil.

J. Weiss, 338.

CE. Jun. var, 4-8; xvi, 22.

Ss. dit « sept jours ».

NAISSANCE DE JÉSUS 361 cours de la prophétesse, pour ne pas répéter ce qui x été déjà dit précédemment ; ce qu'il appelle maintenant « la délivrance de Jérusalem ! » est la même chose que « la consolation d'Israël », à savoir le salut messianique. C’est en cet endroit que l’on attendrait l'indication touchant l'effet produit sur He et Marie par les discours des deux vieillards.

Siméon et Anne disparaissent sans que l’on se préoccupe d'eux autrement : ils ont été amenés pour rendre témoignage à Jésus, et, le témoignage rendu, ils n'ont plus de raison d'être pour le récit. Les rites légaux accomplis, la sainte famille retourne directement à Nazareth ?, les parents de Jésus n'ayant sans doute rien de plus pressé que de rentrer dans leur maison.

Luc parle comme s'il ignorait l’adoration des mages et le voyage en Égypte. Il est impossible pourtant de mettre ces faits dans les quarante Jours qui se sont écoulés entre la naissance du Sauveur et sa présentation au temple. Matthieu laisse entendre que le séjour en Égypte fut assez long, et il dit positivement que les parents de Jésus évitèrent Bethléem et la Judée en revenant: il ne permet pas non plus de supposer que la visite des mages aurait eu lieu avant le voyage à Jérusalem, et la fuite en Égypte aussitôt après, attendu que les mages semblent être arrivés en Judée plus de quarante jours après la naissance de Jésus, et que la famille du Sauveur n'est pas censée quitter Nazareth entre le départ des mages et l'avertissement de l'ange, qui suit immédiatement ce départ. Les deux traditions sont indépendantes l’une de l’autre ; Matthieu ne connaît pas celle de Luc, Luc ne connaît pas celle de Matthieu; ce que les évangélistes ont en commun ne se présente pas comme le souvenir précis de faits historiques, mais comme des thèmes de théologie messianique, juive et chrétienne : Jésus a dù être fils de David; 1l a dù voir le Jour à Béthléem: il a dù naître d'une vierge. La représentation concrète de ces données au moyen de récits varie d'un Évangile à l'autre, et il est superflu de vouloir accorder Luc avec Matthieu, comme si les deux relations procédaient d’un fonds commun de tradition historique.

DACENIS x, 2:

2. NV. 39. éxeotpebay ais sn l'ahtAatay st zokwv éauriy Nafacéi. Ss. : « Et quand Joseph et Marie eurent accompli dans le temple pour (leur) premier-né tout ce qui est écrit dans la Loi, ils reltournèrent » etc.

I va de soi pour Matthieu que Jésus naisse à Bethléem, puisque

Joseph y habite. C’est pourquoi la naissance à Bethléem n'est pas

l’objet d'un récit particulier, comme dans Luc. Mais on va expliquer pourquoi le Messie, né dans la ville de David, n'a pas pu y demeurer : ce sont les honneurs mêmes dont son berceau a été entouré qui ont obligé sa famille à s'éloigner. Hérode régnait en ce temps-là, et fut fortétonné, un jour, d'apprendre, par des mages arrivés d'Orient, qu'il venait de naître un roi des Juifs !.

Marr. n, 1. Et Jésus étant né à Bethléem de Judée, au teinps du roi Hérode, des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, 2. disant : « Où est le roi des Juifs qui vient de naitre ? car nous avons vu son étoile se lever, et nous sommes venus lui rendre hommage. » 3. Et en entendant (cela) le roi Hérode fut troublé, et Jérusalem entière avec lui: 4. et ayant assemblé tous les chefs des prêtres et les scribes du peuple, 1l s'informa près d'eux où le Christ devait naïtre ; 5. et ils lui dirent : « A Bethléem de Judée : car voici ce qui a été écrit par le prophète : 6. « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es pas la moindre parmi les chefs-lieux de Juda ; çar de toi sortira le chef qui doit paître mon peuple Israël. » 7. Alors Hérode, ayant fait appeler secrètement les mages, leur demanda le Llemps précis où l'étoile était apparue ; S. et les envoyant à Bethléem, il dit : « Allez, informez-vous soigneusement de l'enfant, et quand vous l'aurez trouvé, averlissez-moi, pour que j'aille aussi lui rendre hommage. » 9. Et ayant entendu le roi, ils s’en allèrent, et voici que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait, jusqu'à ce que, arrivée à l'endroit où était l'enfant, elle s'arrêta ; 10. et en voyant l'étoile, ils furent très grandement réjouis ; 11. et étant entrés dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et se prosternant, ils lui rendirent hommage, et ouvrant leurs

A. Vv. 1-2.

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cassettes, ils lui offrirent des présents, de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 12. Et avertis en songe de ne point retourner près d'Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. ,

Le nom de mages a été employé pour désigner la caste sacerdotale des Perses : dans la Bible. au livre de Daniel !, il s'entend des prêtres chaldéens, devins et astrologues, et, au livre des ‘Actes ?, des astrologues et des magiciens asiatiques, sans acception de nationalité. Les mages dont 1l est ici question ne sont pas des sorciers vulgaires ; ce sont des hommes considérables et dont l'évangéliste fait évidemment grand cas: mais on ne saurait dire s'il voit en eux des mages chaldéens ou des prêtres d'Arabie ; peutêtre n'avat-1l pas lui-même d'idée précise sur leur pays d'origine. La tradition les a pris pour des rois, en partant de certains passages de l’Ancien Testament ? où il s’agit, en général, des hommages rendus par les (entils au Dieu d'Israël ou au roi messianique. D’après leur nom, qui peut être emprunté au livre de Daniel “, ce seraient plutôt des Chaldéens ; et si l’on en juge par les présents qu ils apportent, ce seraient plutôt des Arabes ”. Leur nombre n'étant pas indiqué, la tradition n'a pu le fixer que par conjecture, et non sans quelque hésitation, à trois, sans doute d’après le nombre des présents qu'ils ont offerts à Jésus, et l'on a fini par en faire les représentants des trois races issues de Noéf.

La date de leur visite à Bethléem n'est pas non plus fixée avec précision ; 1ls arrivent au moins quelques mois après la naissance de Jésus, Hérode n'ayant pas dû faire tuer tous les enfants jusqu à l’âge de deux ans, si quelques jours seulement s'étaient écoulés depuis l'apparition de l'étoile. Car, pourles mages aussi bien que pour Hérode, et conséquemment pour l’évangéliste, l'apparition de l’astre a coïncidé avec la naissance du Christ. Les mages eux-mêmes le font entendre quand ils disent : « Nous avons vu son étoile se

DAS 1,20 71, 2 (grec).

2MACE- VITE, 91: Xr11, 0, 5:

RS a x O0 IS x 3 -0LICI NP EXT 24 k. Supr. cit. ;

5. Justin {supr. p. 36) parle avec tant d'assurance, et à plusieurs reprises, des mages venus d'Arabie, qu'il doit avoir trouvé cette indication dans une source évangélique (cf. Rescw, Kindheitser. 138).

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