Nomer. xxin1, 7 (LXX
6. La tradition rabbinique des targums s'accorde sur ce point avec la tradition chrétienne.
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auxquelles a donné lieu l’histoire des mages. L'évangéliste pense à une étoile spéciale, à un astre nouveau, qui se lève pour la première fois au moment où naït le Christ: l'astre apparaîtra encore une fois pour conduire les mages à Bethléem, et sa mission sera terminé ; il n’est pas à chercher maintenant sur la voûte céleste.
Les mages appellent le Messie « roi des Juifs », parce que ce sont des païens, et qu'on ne veut pas mettre dans leur bouche les expressions caractéristiques de la foi d'Israël. La nouvelle apportée par les mages inquiète Hérode. Le roi ombrageux, installé par l’autorité romaine, et regardé par ses propres sujets comme un usurpateur étranger, craint pour son trône, qui est menacé par ce nouveau roi
des Juifs, le Messie, légitime héritier de David. Cependant Jérusa-
lem s'inquiète avec le roi, et l'on ne dit pas que ce soit pour d’autres raisons, par exemple, parce que la venue des mages et leurs discours auraient provoqué une certaine agitation, ou parce que que la perspective d'une révolution troublerait les bourgeois paisibles *. Afin de se renseigner touchant les conditions providentielles de la naissance du Messie, Hérode convoque « les chefs des prêtres et les scribes du peuple », c'est-à-dire le sanhédrin, le sénat de Jérusalem, conseil suprême de la nation.
Le sanhédrin comptait soixante-dix membres, que présidait le grand prêtre en exercice, et qui appartenaient à trois catégories : les princes des prêtres, chefs des familles sacerdotales où l'on choisissait le grand prêtre depuis que le pontificat n'était plus héréditäire, et les grands prêtres sortis de charge ; les chefs des scribes ou docteurs de la Loi; enfin les principaux laïques, ou anciens du peuple, qui n'étaient ni prêtres, ni docteurs de profession ; la formule de Matthieu : « les scribes du peuple », parait associer ou confondre les deux dernières catégories ‘ : en tout cas, il serait
1. Il serait beaucoup plus important de savoir à quoi correspond la notice signalée par Nesrce, Zeitschrift f. wiss. Theologie, 1833, p. 435 et suiv., touchant la discussion qui aurait eu lieu à Rome, en 119, sous l'épiscopat de Xystus, au sujet de l'étoile des mages; cette notice se trouve à la fin d’une dissertation attribuée à Eusèbe, sur l'étoile des mages et la virginité de Marie, dans un ms. syriaque du vi: siècle. Cf. Harwacr, Chronologie, 1, 164. Sur Iexace. Éph. 19, 2, cf. supr. p. 20.
2. V.3. àxoûcas dè 0 Baorredc “Houwône itaodyfn, xai räsa ‘Tecoséhuux us=” 20705.