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© adrov 47h. Il n’est pas évident que la recherche ne commence qu'après la jour-
dans le saint lieu, et qui s'exprimera plus loin dans sa mère. On voy ie ordinairement par groupes ou carav, pas voir Yes auprès d’eux ; ils on cru qu'il était avec des pr 5 sonnes amies, qui revenaient avec eux !. Mais, à la halte, chaque famille se réunissant, l'absence de Jésus est constatée, et les parents rebroussent chemin. Les trois jours de recherches sont à compter. | probablement comme les trois jours que le Christ passa dans le tombeau : le premier jour est celui du départ de Jérusalem : le second est celui du retour; le troisième est le jour où les parents retrouvent Jésus dans le temple, c'est-à-dire dans un local, synagogue ou école, annexé au temple. De ce qu'il est assis parmi les docteurs, 1l ne faudrait pas inférer qu'il siégeât lui-même et parlât en docteur ; il était assis par terre, devant les maîtres, comme les autres auditeurs, et dans l'attitude d'un auditeur, c'est-à-dire écoutant et interrogeant *, selon l’usage des écoles juives *.
Le dialogue qui s'établit entre l'enfant et les docteurs de la Loi donne à Jésus l’occasion d'émerveiller l'assistance par la sagesse précoce qu'il manifeste dans ses discours. Ses parents surviennent et sont stupéfaits ‘, non de ses paroles, qu'ils n’ont pas entendues, mais de sa manière d’être dansune telle assemblée. Sa mère cependant l'interpelle, pour lui reprocher de les avoir quittés et mis dans l'inquiétude. Sa réponse * comporte une double interprétation : « Ne saviez-vous pas que Je dois être appliqué aux affaires de mon
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née de chemin, et non pendant le voyage; mais la première hypothèse, qui est la plus conforme au texte, est aussi la plus naturelle, car il n'aurait pas fallu une journée pour s’apercevoir que Jésus n'était pas dans la caravane de Nazareth. =
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z@Y dDasrdhwY za ALOŸOYTA AŸTOY LA 3. Cf. Scaürer, Il, 324-326. Sur la position des disciples par rapport au Maître, cf. Act. xx1, 3: tout le monde était assis, mais le docteur était sur une espèce d'estrade. Ë 4, On dit des assistants, v. #7. £ioravzo Ô? ravres où ærovdvres avrod, et des parents, v. #8. zai iüdvres ar 2Eerkdynsav. Ss. : « Et quand ses parents l’eurent trouvé, ils furent étonnés, et sa mère » etc.
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Père ! ? » ou bien : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père? » La seconde explication s'accorde mieux avec la teneur du texte ; de plus. la réponse de Jésus doit contenir l'indication du lieu où il devait être, où on était sûr de le trouver, et les intérêts de Dieu peuvent se traiter ailleurs que dans le temple. Au premier abord, il semble que l'évangéliste veuille opposer à la parole de Marie : « Ton père et moi? », ce que Jésus dit du Père céleste ; puis, à la réflexion, l’antithèse étant assez froide et de mauvais goût *, on est tenté de la contester. Mais 1l faudrait, dans ce cas, supposer une distraction de l’évangéliste, qui aurait mis dans les mots, sans s'en apercevoir, une opposition qui n'était pas dans sa pensée. Si cette dernière hypothèse paraît invraisemblable, il faudra simplement admettre que le goût de Luc n'était pas le nôtre, et qu'il aura trouvé, au contraire, fort expédient, pour corriger l'impression que donnerait la qualification de père attribuée à Joseph, d'opposer à ce père putatif le vrai père de Jésus, qui est Dieu même. Le contraste de la demande et de la réponse sera bien réduit, si on le fait porter uniquement sur l'inquiétude déclarée par Marie. et sur le défaut de raison pour cette inquiétude, déclaré par Jésus.
On remarquera que cette scène fait écho à une anecdote de Marc, négligée avec intention par Luc, mais qu'il pourrait bien anticiper en quelque manière, suivant un procédé de transposition dont on trouvera d’autres exemples. Dans Marc, Marie vient avec les frères de Jésus, pour le ramener à la maison, quand l'éclat de sa prédication commence à inquiéter sa famille; et lorsqu'on le prévient de cette démarche ?, 1l répond : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ?.… Celui qui fait la volonté de Dieu 5 ». L'intervention de Marie et l'opposition de la parenté spirituelle à la parenté naturelle reviennent
A. Cf. I Tim. 1v, 15. La traduction : « avec les gens de mon Père », les hommes pieux, zélés pour la parole divine (DôbERLEIN, ap. Hozrzmann, 323) n’est pas impossible (cf. v. #4. iv =7 suvodia, ëv rois suyyevéaiv) : maïs il est douteux que Luc ait voulu faire tant d'honneur aux scribes: et l’on pouvait trouver des docteurs ailleurs que dans le temple.