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dans notre récit sous une autre forme, qui paraît à | qu'elle résulte, en effet, d'une combinaison. Marie M leur répond !. Est-il bien téméraire de supposer qu'on lisait du la” source : « Et en le voyant, ils furent stupéfaits, et ils lui dirent: « Pourquoi nous as-tu fait cela. Vous te cherchions, fort en peine. » Et il leur répondit : « Pourquoi me cherchiez-vous ”? », ete.
Le récit primitif se poursuivait très at S par la remarque : « Et ils ne comprirent point la parole qu'il leur disait ? », réflexion que Luc corrige et contredit à moitié, en ajoutant un peu plus loin : « Et sa mère conservait toutes les choses dans son cœur * ». On n'a pas coutume de retenir avec soin les choses qu'on n'a pas comprises. Mais l’évangéliste qui se trouvait encore en présence d'un récit ignorant la conception virginale, construit même indépendamment de l'annonciation et de la naissance à Bethléem, et où les parents de Jésus, sur le pied d'égalité, ne soupçonnaient pas plus l’un que l’autre la haute destinée de l'enfant, a jugé bon de donner du relief au personnage de Marie en exploitant un récit de Marc où elle apparaissait aussi cherchant Jésus ; s'inspirant de cette anecdote, il la fait parler seule, tout en nommant les personnes qui cherchent, comme elles sont énumérées dans Marc, et en préparant par ce discours une antithèse analogue à celle que Jésus fait ressortir dans le second Évangile, mais qui n'a rien de blessant pour Marie, puisqu'elle atteint seulement Joseph, le père que Jésus n'est pas obligé de reconnaitre. Si l’antithèse manque d'équilibre et reste à moitié dans l'esprit de l'évangéliste, c'est à cause de la combinaison rédactionnelle.
Dans la source, le Père céleste s'opposait aux parents terrestres, non pas pour contester le droit de ceux-ci, mais pour signifier une première fois la vocation messianique de Jésus. Car l'enfant ne veut pas dire autre chose en appelant Dieu son père. S'il n'avait conscience d’ètre le Fils de Dieu, il ferait une réponse absurde, puisque. sans cela, tous les Israélites auraient pu dire avec autant de raison que le temple était la maison de leur Père: et l'on ne verrait pas pour-
. NV. 48. zai eirev zpûc adtov n unrno aùtoë. V. 49. ai sine 7oûc ad=ovs. Î (EU ' . V. 50. zat a5toi où ouvñaay 70 fiua ù 2dAnsey avTois. 3. N254 40 unTr0 adrnv duerhcer réVra a Étuara Ev th zap0ta 22773. Le mot ñ ui 1£ 16 n i £juata ne peut guère signifier ici que « choses », non « paroles » (cf. supr.
v. 19), et se trouve ainsi employé dans un autre sens que £äuz au v. 50,
quoi Jésus aurait dû s'y trouver plutôt que ses parents eux-mêmes. C'est précisément ce que les parents ne comprennent pas. La réponse de Jésus est pleine de signification, parce qu'il a déjà conscience d'être le Messie; y voir la simple expression d'une piété précoce : serait compromettre l’économie du récit. Les parents ne comprennnent pas la réponse de Jésus, parce qu'ils ne se doutent pas encore qu'il est le Christ, et le texte ne peut pas signifier autre chose : mais l’évangélisie, un peu déconcerté par l’assertion concernant les parents, a pensé en diminuer la portée et la concilier tant avec les récits antérieurs qu'avec l’idée qu'il se fait de Marie, en disant encore une fois que la mère de Jésus gardait en mémoire les choses merveilleuses dont elle était le témoin.
Jésus, néanmoins, après cette déclaration qui fait présager sa grandeur future, reprend l'attitude qui convient à son âge. Il ne fait pas difficulté de suivre ses parents ; il retourne avec eux à Nazareth, et il partage leur vie, toujours obéissant ?, comme il sied à un bon fils. L’anecdote finissait sur cette indication. Luc, pour le motif qu'on vient de voir, a éprouvé le besoin de répéter ce qu'il avait déjà dit touchant l'impression que produisaient sur Marie les faits extraordinaires qui s’accomplissaient autour de Jésus et par lui. Et pour arrondir sa conclusion, il reproduit, avec de légères modifications, la notice qu'il a tournée en introduction. Il observe de nouveau que Jésus croissait en sagesse, en taille et en grâce; mais comme il s’agit maintenant d’un adolescent et d'un jeune homme, la faveur dont il jouit n’est pas celle de Dieu seul, tous ceux qui Le connaissent lui sont également bienveillants ?. La notice a été conçue pour clore les récits de l'enfance, peut-être pour ménager la transition entre ces récits et l’histoire évangélique. Elle a été rattachée d’abord au récit de la présentation au temple, dans une source qui ignorait l'anecdote de Jésus à douze ans. L'addition de cette anecdote a déterminé la répétition, qui était indispensable pour reprendre le fil de la vie du Sauveur et rejoindre le commencement de l'Evangile.