Id. ibid
£4 Ant XVIII 6: 10: XX 7. 1 5. Cf. Scaûrer, 1, 716-720,
les Évangiles, avec l'a peu près, la conjecture ou la combinaison systématique. Ainsi l’assertion relative aux deux grands-prêtres, Anne! et Caïphe?, n'est pas rigoureusement historique, puisqu'il n'y en avait qu’un seul en exercice. Caïphe garda le pontiticat de l'an 18 à l'an 36. Anne l'avait eu de l'an 6 à l'an 15, et cinq de ses fils en furent revêtus après lui. En 28-29, il n'y avait pas d'autre grand-prêtre que Caïphe. On a pensé que Luc avait vu dans Anne le véritable grand-prêtre, à cause du rôle que ce personnage a joué dans le procès de Jésus et dans les premières persécutions contre les apôtres, et qu'il lui avait adjoint Caïphe sur la foi des documents évangéliques plus anciens. Pour ce qui est de la passion, le rôle d'Anne a été plutôt déduit de Luc par l'auteur du quatrième Évanile. Mais l'influence exercée par Anne au temps de la communauté apostolique, le titre qu'il conservait, ou bien encore l'idée, historiquement inexacte, que la charge de grand prêtre restait viagère, et que les successeurs d'Anne lui ont été associés, non substitués, ont pu faire croire à l'évangéliste que l'ancien grand-prètre était toujours le chef du sacerdoce, avec Caïphe pour auxiliaire.
I n'est pas sûr que les mots : « fils de Dieu », soient authentiques dans la formule initiale de Marc*. S'ils sont primitifs, ils sont une explication du nom de Christ et n'expriment pas la notion métaphy sique de la filiation divine, du moins pas autrement que l'évangéliste ne l'a conçue. La formule entière peut être prise pour le titre ou pour le commencement du livre. En toute hypothèse, la prédication de Jean apparait comme le point de départ de l'Evangile ; mais on peut se demander si le mot « évangile » signifie la relation écrite‘. ou les choses contenues dans la relation”, et pareil-