‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 327 sur 807 · np035wv Barriux ueTavoixe ei · texte numérisé non relu

np035wv Barriux ueTavoixe ei

foules qui venaient se faire baptiser par lui : « Rejetons de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir? Faites donc de dignes fruits de pénitence, et ne prétendez pas à dire len vous-mêmes! : « Nous avons pour père Abraham ». Car je vous dis que Dieu peut de ces pierres susciter des enfants à Abraham. 10. Et déjà aussi la hache est posée à la racine des arbres : tout arbre done qui ne fait pas de bon fruit, va être coupé et jeté au feu. »

s ADEOLV ŒUAGTLOV.

V. 2. Ayov' ueravoeite" nyytxev yàp n Basrheta n odcavv. iv, 17; cf. Mc. 1, 15. Matthieu interprète Jean d'après Jésus. #. Sur la notion du règne de Dieu, et la formule « royaume des cieux », voir

On peut supposer que la source primitive donnait le discours sans indiquer expressément à qui il avait été adressé : Luc aurait conjecturé très naturellement que les auditeurs étaient les gens venus pour demander le baptême. De l'apostrophe : « Enfants de vipères », que Jésus a employée contre les pharisiens |, Matthieu aurait déduit que Jean visait cette catégorie de Juifs, et il y aurait joint les sadducéens, qui sont souvent associés aux pharisiens dans les récits évangéliques. Contrairement à ces hypothèses, il est dit «lleurs ? que les pharisiens et les sadducéens ne voulurent pas recevoir le baptème de Jean. Les orgueilleux sadducéens ne se sont pas dérangés pour entendre le prédicateur du désert, et son enseignement n'était pas de nature à lui gagner les pharisiens. Nonobstant la formule : «enfants de vipères », qui a pu être empruntée au langage commun et ne peut passer pour une désignation spécilique des pharisiéns, il semblerait donc plus sage de s’en tenir à la conjecture de Luc. Cependant l’apostrophe a chance d’être en corrélation avec les destinataires que Matthieu désigne par le discours, et le tout a pu être rédigé d'abord, malgré la contradiction apparente que Luc a pu vouloir corriger, en vue du passage où Jésus dit que les pharisiens et les sadducéens ont refusé le baptême de Jean.

Que l’on ait d'abord entendu par « enfants de vipères » des âmes gatées par le venin du péché”, rien n'est moins vraisemblable, d'autant que le venin de la vipère ne lui fait pas tort à elle-même. Le propos doit être fondé sur le contraste que l'apparence, tout unie et polie, de l'animal, présente avec la méchanceté de son caractère et la nocivité de sa morsure, à moins qu'il ne soit simplement synonyme de « mauvaise bête ». Il semble cependant qu'on oppose la manifestation tout extérieure de la pénitence aux sentiments intérieurs, qui ne sont rien moins que pieux et saints. Les auditeurs ne sont pas censés dans une entière sécurité à l'égard du jugement divin ; mais Jean leur reproche de croire que, par un simulacre

1. Mr. x, 34; xx, 33. Noter l'analogie de ces passages avec 111, 7-8.

DA LT e 32UlE GC VI, 30:

Page 1