‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 328 sur 807 · B. Weiss, E · texte numérisé non relu

B. Weiss, E

4. B. Wriss, Leben Jesu (LIJ.), 1, 285. Il ne paraît pas possible de traduire Tic Onédeutev duty guyeiy xth : « Personne ne peut vous apprendre à fuir », et de supposer que le discours s'adresse aux premiers venus, à de simples curieux qui ne songent pas même à se faire baptiser par Jean. Mieux vaudrait admettre que le discours a été élaboré par la tradition. Cf. n. 1.

colère divine. Ils sont bien mal instruits de ce qu'est la ju de Dieu, et de ce que sera le grand jugement. Ce discours mont rait que Jean avait des doutes sur la sincérité de leur conversion et la profondeur du sentiment qui les attirait à lui. Il s'efforce de les mieux instruire. Pour se soustraire au châtiment du péché, il ne suflit pas de se plonger dans l'eau, pas plus qu'il ne suflit d'être fils d'Abraham ! : il faut faire une vraie pénitence. S'il ne s'agissait que d'être enfant d'Abraham pour être sauvé, Dieu pourrait multiplier les élus en faisant des fils d'Abraham avec les pierres qui sont là? sur le sol. Jean ne parle pas en allégorie, et les pierres ne sont pas pour lui les fils d'Abraham selon l'esprit : il veut montrer seulement que Dieu n'a pas besoin des fils d'Abraham comme tels, et que, siles enfants d'Abraham venaient à lui manquer, il serait assez puissant pour en faire d’autres avec des cailloux. La comparaison de la hache au pied de l'arbre signifie que le jugement de Dieu est imminent ; que les épreuves préparatoires au règne de justice vont commencer, et qu'il faut se mettre, par la pénitence, en mesure de traverser heureusement la crise. La dernière phrase, touchant l'arbre stérile qu'on jette au feu, se retrouve textuellement dans le discours sur la montagne *. Tout ce développement a un son chrétien, et les évangélistes ont dû y voir une prophétie de l'incrédulité d'Israël envers l'Évangile, et de sa punition.

Luc ajoute à ce discours trois sentences d'un caractère tout à fait pratique.

Luc, 1, 10. Et la foule l'interrogeait, disant : « Que devons-nous faire ? » 11. Et répondant, il leur disait : « Que celui qui a deux tuniques en donne à qui n'en a pas: et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » 12. Des publicains vinrent aussi pour se faire baptiser, et lui dirent : « Maître que devons-nous faire? » 13. Et il leur dit : « N'exigez rien en plus de ce qui vous est prescrit. » 14. Des militaires l’interrogaient pareillement, disant : « Et nous, que devons-nous faire? » Et il leur dit : « Ne vexez personne: ne molestez personne, et contentez-vous de votre paye. »

1. Mr. 9. ui d0£nze Xéyew corrige l'hébraïsme de la source (Lc. 9) pu &pënsbe Aya. Ss. Sc. mss. lat. omettent ensuite iv £auroïis. ;

2, 22 zov Àfowy =092-0v.

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