‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 332 sur 807 · Cf. B. Weiss, E. 27; HorrzMANN · texte numérisé non relu

Cf. B. Weiss, E. 27; HorrzMANN

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serait-il pas le Christ? Comme le troisième Évangile se complait au

jeu des questions et des réponses, et qu'il déduit volontiers d'un discours l'occasion qui y a donné lieu, on n’est pas obligé d’admettre qu'il puise ce renseignement dans une source antérieure |. La rencontre de Luce avec Matthieu pour le discours du Baptiste, et spécialement pour la mention du feu, a fait supposer que tous les deux avaient emprunté le discours à une source commune autre que Marc, et qui pourrait avoir été abrégée dans Marc lui-même. En voyant Luc observer, sans nécessité, que Jean adresse un discours « à tous », 1l est permis de se demander si l’évangéliste n’a pas voulu corriger l'indication que Matthieu donne par rapport au pharisiens et aux sadducéens. Matthieu et Luc, par l’allégorie du laboureur qui nettoie son grain, semblent vouloir déterminer la signification du baptême de feu.

Marru. 1, 12. « Le van est dans Luc, ur, 17. « Le van est dans sa sa main, et il netloiera son aire; il: main pour nettoyer son aire et recueillera son grain dans le gre- recueillir le grain dans son grenier, nier, mais il brûlera la paille dans mais il brûlera la paille dans un feu un feu inextinguible. » inextinguible. »

Le Messie est un laboureur qui, son grain battu sur l'aire, prend. en main le van, et, secouant vigoureusement, fait le triage du grain et de la menue paille ; le grain qui reste dans le van représente les justes : la balle qui s'envole et tombe devant le vanneur représente les pécheurs; c’est pour cette raison que le feu qui la brûle est inextinguible ?, ce feu étant celui de l'enfer. Quoique le discours puisse être fait de pièces rapportées, il est peu vraisemblable que le feu en question soit tout autre que le feu du baptême. L'hypothèse d’une combinaison de sentences, est, d’ailleurs, peu probable, étant donné le lien étroit qui, dans les deux Évangiles, rattache l’allégorie du vanneur à ce qui précède #. Il y aurait plutôt lieu de supposer que la source primitive parlait uniquement du baptême de feu, Jean n'ayant eu en vue que le châtiment des pécheurs, et non le baptême d’Esprit #. La tradition chrétienne, à cause du mot « bap-

. Jx, 1, 19-25, dépend de Luc.

CIS rx vr, 2F,

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