L. ax, 19-20; supr. p
2. V. 1%: xat Srisccedey 6 ’Inoobs àv =7 Ouvduet 08 rysduaros sie snv T'akrhaia. D: IV, 29e
A. Loisx. — Les Évangiles synopliques. 28
que Luc se soit proposé aussi Méta pourquoi Tébs BR pas fait de Nazareth le centre de son activité; mais surtout il. a voulu, dans cette scène qu'il plaçait au début de la prédication évangélique, trouver l'annonce figurative de la fortune ultérieure de l'Évangile, rejeté par les Juifs et donné aux Gentils. Le préambule qu’il a créé pour cet épisode symbolique est artificiel ; il n'y à pas lieu de s'en servir pour corriger ou pour compléter Mare.
Jésus, dit Marc, arriva en Galilée, prêchant l'Évangile de Dieu ?. Jean-Baptiste ne prêchait pas l'Évangile, il n’annonçait pas directement la venue du règne de Dieu; il prèchait un baptème de pénitence en vue du royaume qui allait venir. Jésus aussi invite les hommes au repentir, mais il annonce surtout le royaume, et la pénitence qu'il prèche est moins une préparation qu'une introduction au royaume ; car le royaume est si près que l’on y touche, et, croyant à la « bonne nouvelle », à l'annonce du royaume, on est déjà, en quelque façon, dans la réalité même de ce royaume. Jésus apporte le message de Dieu: il ne se prèche pas lui-même: il apporte la bonne nouvelle que le Père envoie aux hommes, à savoir
que le temps est accompli, et que le royaume est tout proche *. Le
temps fixé par la Providence pour la venue du royaume est conçu comme une mesure qui s'est remplie petit à petit; maintenant la mesure est comble , le royaume arrive. De l’imminence du royaume on déduit deux conclusions : il faut faire pénitence, et il faut croire à la bonne nouvelle. La pénitence était dans le programme de Jean ; “mais la foi appartient en propre à celui de Jésus. L'on doit attribuer à l'évangéliste ce résumé ?, qui n’est pas à prendre pour une
1. Me. vi, 1-6; Mr. x, 53-58 DEN: 14. à #n0059twVv 70 sdayysAroy TOÙ (s0D. 3. V. 15. ze7Amouwrar 6 za1c0s za Tyytrev n Baothcla =0ù Üeod * ue-avoeïs== ati
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+. HozrzMaxx, 114.
5. « Croire à l'Évangile » est une locution de l'âge apostolique. » Senanz, M. 85. Cf. WeLLHAUSsEN, Mc. 8. On ne change pas beaucoup le sens, mais on met de la subtilité dans l'expression si l’on traduit : « Croyez par l'évangile », sur fondement de la bonne nouvelle (B. Weiss, £. 173), ou bien : « Croyez dans l'Évangile », celui-ci étant la sphère où se meut la foi (DEissmaxx, ap. Hozrz- MANN, 115).
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A CAPHARNAUM ) 135
prédication particulière, antérieure à la vocation des disciples, mais pour le thème général de l'enseignement du Sauveur pendant son ministère galiléen !, tout au moins pendant la première période de ce ministère, Jusqu'au discours des paraboles, l'histoire détaillée commençant avec la vocation des premiers disciples.
Matthieu n'a retenu que les mots : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » C'est la formule qu'il a mise plus haut ? dans la bouche de Jean-Baptiste. Mais c'est d'après Jésus quil à fait parler Jean, et ce n'est pas d'après Jean qu'il fait parler Jésus. Sa tendance et celle de la tradition évangélique en général est à établir la plus grande conformité possible entre les deux enseignements ; mais il va sans dire que ce n'est pas celui du Sauveur qu on a modifié pour le rendre semblable à celui du Baptiste, c'est celui du Baptiste qu'on a rapproché de l'Évangile. On n'est donc pas fondé à soutenir, en s'appuyant sur ce passage de Matthieu, que la prédication du Sauveur était d'abord identique à celle de Jean, et que Jésus songeait d'autant moins alors à se dire Messie qu'il n'avait pas conscience de l'être *. La différence des deux prédications vient d'être mdiquée. Quant à la réserve de Jésus touchant sa qualité de Messie, elle tient à ce que cette qualité n'était pas matière d'Évangile : l’objet de la bonne nouvelle était l'avènement prochain du royaume, et le personnage du Christ ne devient essentiel au royaume et ne peut même se manifester en sa qualité que dans cet avènement: en un sens, Jésus était appelé à devemir Messie et ne l'était pas encore, parce que le Messie, dans l’acception commune du mot, était le prince du grand avènement ; il appartenait au Père de déclarer lui-même son Christ, et là sans doute est le motif principal pour lequel Jésus se comporte en héraut du royaume qui vient, sans se prévaloir d'un titre qui n'aura sa pleine signification que dans le royaume déjà venu. Les Évangiles svnoptiques ne contiennent pas le moindre indice d'une variation dans la conscience que le Christ a eue de son rôle, et c'est peutêtre faute d'avoir compris les conditions historiques de son ministère, que l’on s’est étonné de ne pas trouver plus de déclarations explicites à ce sujet dans ses discours.
{. Horrzmanx, loc. cit. WELLHAUSEN, loc. cit.
2. mr, 2. Ss. Sc. lat. À omettent u:tavosize et yxo dans 1v, 17, et cette lecture pourrait être primitive (WeLLHauseN, M. 11); cf. Mr. x, 6-7 (v, 1-10).