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7. Hypothèse de RourBacu, Die Berichte ub. d. Auferstehung J. C. Cf. supr. p. 105.
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A CAPHARNAUM 445
avec la réhabilitation ou la seconde vocation du prince des apôtres. Luc, laissant tomber intentionnellement la tradition touchant les apparitions galiléennes, aura voulu adapter ce miracle à la vocation de Pierre comme disciple, moins pour le prodige considéré en lui-même que pour la signification symbolique qu'il était possible d'y trouver. Une confusion de la part de Luc ou de la tradition antérieure paraît moins probable. L'évangéliste a pu lire dans une de ses sources, peut-être dans le document qui est à la base de Marc, l'histoire de l'apparition du Christ sur le lac de Tibériade, et traiter la pèche miraculeuse comme on vient de le voir. Cette circonstance même aide à comprendre le sens quil y attache, et la place prépondérante que Pierre occupe dans le récit.
La métaphore des « pêcheurs d'hommes » induisait à interpréter en allégorie cette histoire de pêche, et Luc l'a encadrée de façon à en développer le symbolisme. Le Sauveur dans la barque, instruisant les Galiléens, figure la prédication de l'Évangile aux Juifs ; l’ordre donné à Simon d'avancer en pleine mer, où se fait une pêche abondante, figure la prédication aux Gentils. La réflexion de Pierre sur l'inutilité du travail antérieur remplace une simple indication de la source qui n'avait aucune portée allégorique : mais Luc y a vu sans doute une allusion à l'insuccès de la prédication apostolique auprès des Juifs, à l’hésitation momentanée de Pierre devant la question des Gentils, et au parti qu'il prend, dans les Actes, d'après une révélation divine, de se rendre à la prière de Cornélius !. On a cru voir - dans la rupture du filet une allusion à la querelle qui divisa l'Église primitive sur la question des observances légales ; les gens de l’autre barque seraient précisément les apôtres de Jérusalem, à qui Pierre fait accepter le principe de la prédication aux païens *; la crainte qui envahit tous les pêcheurs serait la stupeur, tournée bientôt en admiration, qu'éprouvèrent les apôtres galiléens en apprenant les succès de Paul chez les païens #. Mais il est bien douteux que l'évangéliste tienne tant à faire valoir en figure les faits qu'il a délibérément atténués en les racontant. S'il dit que le filet se rompait. c'est afin de signifier l'énorme quantité des
ArAGT I xS 2. CE 'HOLTZMANN, 335. JHACExE 14-18.
GAL. 11, 9. Acr. xv, 1-35.
re
cation: ce n'est pas tant pour effacer la trace de dise a quelles il n'a pas dû même songer, que pour faire ressortir l'unité de l'Église symbolisée par lui Hone le filet. La seconde barque est c'est pour l'amener que Luce suppose le filet prêt à se rompre. Ce qui est dit de la crainte éprouvée par tous les pêcheurs paraît imité du récit de la transfiguraton !, ou interprèté d’après ce récit, pour compléter le symbolisme du miracle. Cet effroi n’est pas très propre à symboliser le sentiment des anciens apôtres devant la propagande paulinienne. H s'agit d’une crainte religieuse devant ie miracle, c'est-à-dire, au fond, devant le succès de la prédication apostolique chez les Gentils, sans égard particulier à Paul. Le rapport est bien plutôt avec Pierre, premier apôtre des Gentils, et les apôtres de Jérusalem. La pensée dominante de Luc est analogue à celle de Jean, à savoir : l'unité du corps apostolique, présidé par Pierre, et instrument providentiel de la conversion du monde.
imposée par le récit de la vocation :
Luc, iv, 31. Et il descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il
Marc, 1, 21. Et ils entrèrent à
Capharnaüm ; et aussitôt il ensei-
gna, le jour du sabbat, dans la synagogue:; 22. et l'on était surpris de son enseignement, Car il les instruisait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. 23. EL justement 1] v avait dans leur synagogue un homme en esprit impur, disant : « Qu'y a-t-1l
Jésus de Naza-
et il cria, 24.
entre nous et toi, reth? Viens-tu nous perdre ? Nous savons qui Lu es : le saint de Dieu. »