Et Jésus le menaça : « Tais-tor
et sors de lui, » 26. Et l'esprit impur, le secouant el poussant un grand er, sorül de lui. 27. Et tous furent saisis d'étonnement, en sorte qu'ils s'interrogeaient, Qu'est ceci? Une doctrine nouvelle par l'autorité ! Même il commande aux
disant : «
CRC
les enseignait le jour du sabbat ; 32.
et l’on était surpris de son enseignement, parce que sa parole avait de l'autorité. 33. EL dans la syna-
gogue était un homme qui avait un
esprit de démon impur, et 1l eria tout haut : 34. « Laisse ! Qu'y a-t1l entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Viens-lu nous perdre ? Je sais qui tu es: le saint de Dieu. » 35.
Et Jésus le menaça, disant : « Fais- Loi, et sors de lui. » Et le jetant au milieu {de l'assemblée), le démon sortit de lui, mal. 36. Et il y eut étonnement de tous, et ils conversaient entre eux, disant : « Qu'est-ce que celte affaire, qu'il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, el
sans lui faire aucun
A CAPHARNAUM AT
esprits impurs, el 1lslui obéissent! » qu'ils s'en aillent ? » 37. Et il se 28. Et sa renommée se répandit aus- répandit un bruit à son sujet dans sitôt de Loutes parts, dans tous les tous les alentours.
alentours en Galilée.
Après avoir raconté la vocation des quatre disciples, Matthieu ! décrit en termes généraux l'activité de Jésus dans les premiers temps du ministère galiléen, à seule fin de pouvoir introduire le discours sur la montagne. Il attache au moins autant et peutêtre plus d'importance aux discours qu'aux nuracles. C’est pourquoi le premier acte particulier qu'il tient à décrire n'est pas un miracle, mais une instruction solennelle. La guérison du démoniaque, en tant que premier miracle de Jésus, n’a pas attiré son attention, et, dans la suite, quand il a proposé une série de prodiges, il a préféré, pour représenter les guérisons de possédés, un autre cas à celui du possédé de Capharnaüm. On verra que la source commune de Matthieu et de Luc pour le discours sur la montagne donnait comme premier miracle une guérison opérée aussi à Capharnaüm, mais celle du fils du centurion, opérée à distance, non celle du possédé guéri dans la synagogue. L'omission du démoniaque de Capharnaüm, qui d'ailleurs n’est pas absolue, comme on le verra plus loin, ne s'explique pas uniquement par des motifs rédactionnels, mais aussi parce que Matthieu paraît avoir systématiquement supprimé le témoignage messianique des possédés, que Mare avait systématiquement introduit dans sa relation évangélique *.
La façon d'amener le récit n’est pas la même dans Marc et dans Luc, quoique la dépendance du troisième Évangile à l'égard du second soit évidente. Selon Marc, Jésus, ayant recruté ses disciples au bord du lac, entre à Capharnaüm avec eux *. Selon Lue, Jésus, après sa prédicalion infructueuse à Nazareth, descend seul à Capharnaüm * : simple moyen de reprendre le fil de Marc, après. l’interca-