‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 356 sur 807 · Voir W. Bacon, ZNTW. VI · texte numérisé non relu

Voir W. Bacon, ZNTW. VI

3. V. 21. xat sionogevovtat ei Kawapvaoiu. Passage omis dans Ss., qui laisse pareïllement de côté 505; dans ce v. et dans le v. 23. Il est possible que la notice des vv. 21-22 (28) ait eu d’abord un caractère général, mais elle l’a perdu dans la rédaction évangélique, d'où provient sans doute l'indication qui se lit au commencement du v. 21.

4. NV. 31. zai 2atmAley sie Kavapvaoby rot tie T'althaias. Marcion commençait son évangile en cet endroit, combinant Lc. 11, 1, avec 1v, 31, en sorte que le Christ ne descendait pas de Nazareth, mais du ciel, à Capharnaüm.

non seulement parce que Capharnaüm entre maintenant dans la suite de l'histoire évangélique *, mais parce que la première mention de Capharnaüm a été anticipée, et que Luc n’a pas pu transposer la notice concernant la localisation de cette ville. Cette notice montre que ni le rédacteur ni ses lecteurs ne sont familiarisés avec la géographie de la Palestine *.

En interprétant à la rigueur les indications de Mare, on pourrait croire que la vocation des disciples, l'entrée de Jésus à Capharnaüm , et la guérison du démoniaque ont eu lieu le même jour; mais telle ne doit pas être la pensée de l’évangéliste. Le démoniaque a été guéri un jour de sabbat ; le jour où les disciples ont été appelés n'était pas un samedi, puisqu'ils étaient à leur travail. Il est probable que Jésus est entré à Capharnaüm le jour même où il avait rencontré ses disciples, et il aura prèché dans la synagogue le premier jour de sabbat qui a suivi son arrivée . Chaque communauté juive avait alors, et depuis assez longtemps, une maison où l'on se réunissait, le jour du sabbat, pour la prière et pour la lecture de la Loi et des Prophètes. La lecture du texte hébreu était accompagnée d’une traduction en langue vulgaire. Tout juif instruit pouvait ensuite commenter ce qui avait été lu. On invitait, à. l’occasion, les coréligionnaires étrangers à prendre la parole, soit pour l'exhortation, soit pour donner des renseignements sur les fidèles de leur pays °. C’est ainsi que l'Évangile put être prêché dans les synagogues par Jésus, et après lui, pendant un certain temps, par les apôtres et les premiers convertis du judaïsme.

Dès ce début, les gens de Capharnaüm furent grandement sur-

HoLrzmanx, 332.

WELLHAUSEN, Le. 12.

ai ed0ds roïs cdBBast ldidaoxev els sv cuvaywydy. Le pluriel ca5$aza s'entend

d'un Re sabbat {voir cependant supr. p. ##7, n.3). Le. 31. xa nv ddésruwY adTobs lv sois 4GBasv, parait l'avoir entendu de plusieurs sabbats (influence possible de la source de Marc, supr. cil.), combinant les deux indications de Mec. 21. 23 Dasr2v, et 22, y yag ddasrwv, et faisant du tout une description générale de la prédication, 31-32, dont la description particulière du miracle. 33-37, se détachera entièrement. WERNLE, 27.

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