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A CAPHARNAUM 155 géhste vise directement la maladie dans les propos qu'on tient à Jésus au sujet de cette femme, et non les excuses que l'on ferait sur son état, qui l'empêche de se présenter pour rendre ses devoirs au Maitre !. Mais Luc force la note en disant qu'ils prièrent Jésus à son occasion ?, car Marc s'est bien gardé de leur faire solliciter tout de suite un miracle. Ce n’est pas pour rien qu'ils parlent de la maladie, mais leur désir, qu'ils s'avouent à peine à eux-mêmes, ne s'exprime pas autrement.
Jésus s'approche de la gisante pour la saluer, et il lui prend la main en l'aidant à se lever ? ; elle est guérie et débarrassée de sa fièvre, elle peut servir ses hôtes. Marc ne dit pas que Jésus ait manifesté l'intention de la guérir, et Matthieu a dû rencontrer le sens du récit primitif en faisant entendre que la femme avait été délivrée de sa fièvre, parce que Jésus avait touché sa main ‘. C'est le salut du Sauveur, l'impression puissante de sa personne, de sa voix et de son geste, qui ont rendu la santé à la belle-mère de Simon. Il n'est pas oiseux de noter que la première guérison attribuée à Jésus était celle d'une personne connue”.
Luc dramatise la scène et introduit une sorte d'exorcisme : 1l représente Jésus debout près du lit où la femme est étendue : le Sauveur menace la fièvre, comme il a menacé le possédé dans la synagogue, la fièvre s'en va 5. Si l’évangéliste a défini plus haut la maladie en style de médecin :, ce dernier trait fait moins d'honneur à ses connaissances positives, puisqu'il prend la fièvre pour une sorte de démon. Il a soin de dire que la guérison fut instantanée ÿ.
Dans l'ensemble, et pour la place qu'il donne à cette anecdote, Luc a suivi Mare. Comme il n’a pas raconté encore la vocation des quatre disciples, il s'abstient de les nommer d’abord ; on dirait que Jésus, au sortir de la synagogue, vient seul chez Simon : on ne voit pas pourquoi 1l y vient, n1 quelles sont les personnes qui le solli-