Cf. supr. p
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ne DCS Vues SON 4
A CAPHARNAUM 159
miraculeuse de Jésus et l'accomplissement d'une prophétie d'Isaïe, ce qui fournit une double preuve de messianité.
Le texte d’Isaïe ! est cité conformément à l’hébreu. Dans l'Évangile, ce passage signifie que Jésus-Messie soulage les hommes de leurs infirmités. Ce sont les mots « infirmités » et « maladies » qui ont déterminé l'application à la circonstance des guérisons miraculeuses, et il est bien douteux que le rédacteur ait attaché une signification particulière aux verbes « prendre » et « porter », comme sil voulait faire entendre que Jésus se livrait, uniquement par commisération, à cette œuvre des guérisons, et qu'elle n'était pas sans fatigue pour lui ?. Il ne veut pas dire que Jésus prend sur lui les infirmités, et qu'il supporte en quelque façon les maladies de ceux qu'il soulage, mais tout simplement qu'il les fait disparaitre : ce n'est pas la faute de l'évangéliste si le sens naturel de la citation n est pas celui qu'il y veut mettre. L'application qu'il fait de la prophétie a un caractère général et ne peut viser le travail du jour ; « prendre » et « porter » deviennent pour lui des termes métaphoriques dont l'emploi a sa raison d'être, parce que, la maladie étant représentée comme un fardeau, celui qui guérit est censé soulever ce poids pour dégager celui qui en est accablé. Le sens primitif du texte est beaucoup plus relevé : le prophète, en effet, parle de l'homme de douleur, qui porte sur lui tous les maux de l’humanité, en souffrant personnellement et satisfaisant pour autrui à la Justice divine. Ce n’est pas pour le sens général du chapitre d'Isaïe, mais parce que le passage allégué s'adapte aisément à son récit, que l’'évangéliste a fait cette citation.
I se tait sur la fuite du Sauveur pour la raison qui lui à fait passer sous silence les injonctions de Jésus aux démoniaques, ce trait lui semblant amoindrir plutôt que rehausser le prestige du Christ : et 1l ne parle pas ici du voyage en Galilée, parce qu'il a transposé en dehors de leur cadre historique les faits qui précèdent ce voyage dans Marc. Le passage qui y a rapport * est demeuré à sa place chronologique, et sert d'introduction au discours sur la montagne.
LUI 4e
2. Hozrzuanx, 227. L'arrière-pensée d’un rapport de la maladie avec le péché (Scnanz, ME. 256) paraît encore plus étrangère à l'esprit de la citation.
Son 2e